La programmation de la 42e édition du Festival international de cinéma Vues d’Afrique a été dévoilée ce 10 mars . Prévu du 3 au 11 avril 2026 à Montréal au Canada, ce rendez-vous majeur du cinéma africain et des diasporas mettra une nouvelle fois en lumière des productions venues de plusieurs pays du continent. Parmi elles, deux films camerounais figurent dans la sélection officielle: « Agents un peu trop secrets » et « Sur les traces de Ville cruelle », deux œuvres aux approches très différentes mais qui témoignent de la diversité du cinéma camerounais.
Un rendez-vous majeur du cinéma africain
Organisé chaque année à Montréal, le Festival international de cinéma Vues d’Afrique est considéré comme l’un des plus importants événements dédiés aux cinémas africains, créoles et aux productions de la diaspora en Amérique du Nord. La manifestation propose une programmation diversifiée composée de fictions, documentaires, séries et courts-métrages, offrant une vitrine internationale aux cinéastes du continent et d’ailleurs.
Depuis plus de quarante ans, le festival se donne pour mission de valoriser des œuvres abordant les réalités sociales, culturelles et politiques des sociétés africaines, tout en favorisant les échanges entre créateurs et publics.

𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐳 𝗟’𝗔𝗣𝗣𝗟𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗟𝗔𝗨𝗥𝗔 𝗗𝗔𝗩𝗘 𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫
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Pour cette 42e édition, plusieurs productions camerounaises ont retenu l’attention des programmateurs.
« Agents un peu trop secrets », une comédie d’action made in Cameroun
Réalisé par Frank Thierry Léa Malle, le long métrage « Agents un peu trop secrets » est une comédie d’action sortie en 2025.
L’histoire suit Joseph, un employé modèle de l’Agence du patrimoine chargé de protéger les symboles et documents précieux de la nation. Pour la septième fois, il est nommé directeur par intérim mais n’est toujours pas confirmé à ce poste. Frustré, il décide de piéger le nouveau directeur afin qu’il perde le document le plus important de l’agence : le titre foncier du pays. Mais son plan tourne mal et le document disparaît réellement, l’obligeant à constituer une équipe improvisée d’agents secrets pour éviter la catastrophe.
Produit par Inception Arts & Com avec le soutien de partenaires comme Canal+ et TV5 Monde, le film met en scène plusieurs visages populaires du cinéma et de l’humour camerounais, notamment Rigobert Tamwa, Valéry Ndongo ou encore Joyce Sa’a.

À travers son humour et ses situations burlesques, le long métrage tourne en dérision certaines réalités sociales du pays comme le népotisme ou les dysfonctionnements administratifs.
Le film sera projeté les jeudi 09 avril et samedi 11 avril 2026 respectivement à 20h00 et 12h45 à Cinémathèque québécoise


« Sur les traces de Ville cruelle », un voyage dans l’univers de Mongo Beti
Co- réalisé par Sarah Dauphiné Tchouatcha et Gilbert Tamnou Koloko, ce film de création explore l’univers littéraire de Mongo Beti, figure majeure de la littérature africaine francophone. Il s’appuie particulièrement sur son premier roman, « Ville cruelle« , publié en 1954 sous le pseudonyme d’Eza Boto.

Le documentaire décrit deux adolescents qui parcourent les environs de Mbalmayo, au Cameroun, à la recherche des paysages et des lieux qui ont inspiré l’écrivain. Au fil de leur cheminement, des extraits du roman apparaissent et des témoignages de proches, d’enseignants ou de chercheurs permettent de mieux comprendre la pensée et l’héritage de l’auteur.
L’œuvre se présente comme une exploration à la fois historique, littéraire et mémorielle, reliant les lieux, les archives et les voix contemporaines pour faire revivre l’univers du célèbre écrivain camerounais. Le film a d’ailleurs déjà été remarqué dans plusieurs rendez-vous cinématographiques, dont le festival Écrans Noirs où il a reçu un prix spécial du jury.
Il sera projeté dimanche 05 avril 2026 à 12h30 à la cinémathèque québécoise.

Cette présence d’œuvres camerounaises offre une nouvelle visibilité au cinéma camerounais sur la scène internationale, dans un festival reconnu depuis plus de quarante ans pour la promotion des œuvres africaines et diasporiques.
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Ève-Pérec N.BEHALAL








