Invitée d’un podcast diffusé le 30 mai 2026, l’artiste ivoirienne Daysie de son vrai nom Bellie Likane Marie-Désirée s’est livrée sur les épreuves qui l’ont marqué ces dernières années. De son départ de Kolber Prod à l’incendie qui a fragilisé ses activités, en passant par la perte de son père et ses problèmes de santé, la chanteuse a partagé un témoignage émouvant sur sa descente aux enfers et sa volonté de rebondir.

« On voulait faire de moi une copie conforme de Rocky Gold »
Au cours de l’entretien, Daysie est revenue sur son passage au sein de Kolber Prod. Selon elle, certaines orientations prises autour de sa carrière ne correspondaient pas à ses attentes. « J’avais l’impression qu’on voulait faire de moi une copie conforme de ma petite sœur Rocky Gold », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’elle ne se sentait pas à l’aise dans une situation où elle avait le sentiment d’être utilisée « pour faire mal à quelqu’un » ou pour remplacer une autre artiste.

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Une année 2024 marquée par les pertes et les dettes
L’un des moments les plus forts de son témoignage concerne l’incendie qui a touché ses activités commerciales. La chanteuse raconte avoir perdu une importante quantité de marchandises dans le sinistre. « Malheur n’arrive jamais seul, 2024 c’était lourd », a-t-elle confié avant de reconnaître certaines erreurs de gestion. « On n’avait pas d’assurance », a-t-elle admis, évoquant également l’obligation de dédommager le propriétaire de l’entrepôt à hauteur de 30 millions de francs CFA. L’artiste décrit cette période comme un véritable cauchemar : « Les dettes là, si les gens ont pensé que j’étais à zéro, ils se sont trompés parce que zéro était petit. Ce feu-là est parti avec une partie de moi. »
Le décès de son père vécu à distance
Alors qu’elle se trouvait en France pour trouver des solutions à ses difficultés financières et suivre des soins, Daysie a également dû faire face à la disparition soudaine de son père. « Un bon matin on m’appelle, mon père est décédé. J’ai eu l’impression que 2024 était venu pour m’enterrer ». Dans l’impossibilité de rentrer immédiatement en Côte d’Ivoire, elle a vécu ce deuil à distance : « C’est sur WhatsApp que j’ai suivi les funérailles de mon père. Tant que la solution ne venait pas, je ne pouvais pas rentrer. C’est le poids de la responsabilité. »
« Je ne suis pas une victime »
Malgré les épreuves traversées, Daysie refuse de se dédouaner. Elle a insisté sur sa responsabilité dans les événements qui ont affecté son entreprise. « Je suis responsable. Je ne suis pas une victime », affirme-t-elle. Aujourd’hui, la chanteuse poursuit son processus de reconstruction grâce à la confiance renouvelée de plusieurs partenaires commerciaux. Elle révèle notamment que certains fournisseurs lui ont accordé d’importantes facilités malgré sa situation.

Le soutien de ses proches dans la tempête
Daysie a également tenu à saluer les personnes qui l’ont aidée à traverser cette période difficile. Elle cite notamment Lionell, ami de longue date, qui l’aurait soutenue moralement et financièrement. « Il m’a soutenu en dizaines de millions quand j’étais dans la merde ». Elle évoque aussi avec émotion le rôle joué par la mère de ce dernier durant son séjour en France : « Elle a remplacé ma mère pendant un an. Elle a prié avec moi, elle a pleuré avec moi quand mon père est décédé. »
Une femme tournée vers l’avenir
Malgré les épreuves, Daysie assure garder le cap. « Je suis une survivante. Il n’y a aucune épreuve qui me maintiendra à terre » Désormais, son plus grand souhait est de solder l’ensemble de ses dettes : « Mon plus grand rêve, c’est que la dernière personne puisse recevoir son argent. Quand tu ne dois à personne, c’est déjà la paix. » Derrière la chanteuse se dessine le portrait d’une femme qui, malgré les coups du sort, refuse d’abandonner et poursuit son chemin avec conviction.

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Benjamin NOAH








