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Be Tchakala : une restitution artistique entre mémoire, engagement et projections nationales

Le vendredi 3 avril 2026, l’Institut français du Cameroun de Douala, en collaboration avec Up High Lab, a servi de cadre à la restitution du projet Be Tchakala Art Exhibition by Domaf. L’événement, loin de se limiter à une simple présentation, s’inscrit dans la continuité d’une aventure artistique ayant transformé, durant plusieurs mois, les murs de la ville en véritables supports d’expression.

Une immersion entre souvenirs et création

Dès 18 heures, artistes, acteurs culturels et passionnés se sont retrouvés pour replonger dans cette expérience collective. La projection d’un film rétrospectif, suivie d’échanges nourris sur la place de l’art dans l’espace urbain, a permis d’ouvrir un dialogue fécond entre créateurs et public.

Au-delà de l’aspect visuel, les discussions ont mis en lumière une réflexion plus profonde sur le rapport entre les habitants et leur cadre de vie.

Douala, une galerie à ciel ouvert

Avec Be Tchakala, Douala s’est imposée comme une véritable galerie urbaine. Les fresques réalisées ont redonné du sens à des espaces du quotidien, transformés en lieux d’expression artistique et de mémoire collective.

Le vendredi 3 avril 2026, l’Institut français du Cameroun de Douala, en collaboration avec Up High Lab, a servi de cadre à la restitution du projet Be Tchakala Art Exhibition by Domaf. L

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Le projet vise avant tout à démocratiser l’accès à l’art, tout en valorisant des identités culturelles locales. Les murs deviennent ainsi des vecteurs d’histoires, chargés d’émotions et de symboles.

Dans cette dynamique, Guy Kouekam souligne :
« L’art urbain permet de raconter des histoires et de créer un lien direct avec les populations. »

À travers Douala en Couleurs, il projette déjà une extension du concept à d’autres villes du Cameroun, avec l’ambition de structurer une véritable scène artistique à l’échelle nationale.

Des œuvres en interaction permanente

Pour les artistes, l’expérience dépasse largement le simple acte de création. Njiki Sop Alban évoque une appropriation progressive de son œuvre par la ville :
« Ma fresque est devenue une entité vivante… elle a été absorbée par l’énergie de la ville. »

Cette perception témoigne d’une évolution des mentalités, où l’art urbain s’affirme désormais comme une expression culturelle à part entière.

Dans la même veine, Kingkor met en avant la dimension identitaire du projet :
« Ce projet va au-delà de la peinture. Il nous permet de réapproprier nos espaces… et de redonner une identité visuelle et culturelle à nos quartiers. »

Entre rue et salle d’exposition, le regard change : dans l’espace public, l’œuvre vit au rythme de la ville ; en restitution, elle se laisse redécouvrir dans toute sa finesse.

Rapprocher l’art des populations

Pour Tinie Awoume, unique femme parmi les 16 artistes engagés, l’essentiel réside dans la connexion avec les habitants :
« J’aime l’interaction entre mon œuvre et les riverains de Bepanda. »

Le projet a ainsi contribué à rendre l’art plus accessible, en l’intégrant directement dans le quotidien des populations. La restitution permet quant à elle d’en approfondir la compréhension et d’en prolonger l’impact.

Une scène artistique en pleine effervescence

La richesse du projet repose également sur la participation de 16 artistes aux profils variés, témoignant de la diversité et du dynamisme de la scène urbaine camerounaise.

Le photographe Zacharie Ngnogue salue d’ailleurs cette dynamique :
« Ce projet transforme la ville en une galerie vivante et met en avant une nouvelle génération d’artistes. »

De son côté, Yves Makongo met en avant les retombées potentielles :
« Be Tchakala représente un atout majeur pour susciter davantage de touristes… »

Une nouvelle manière de penser la ville

Au-delà de la dimension artistique, cette restitution a ouvert un espace de réflexion sur le rôle des arts visuels dans la transformation urbaine. Les échanges ont mis en avant leur capacité à renforcer l’attractivité des territoires et à construire une mémoire collective.

Une initiative tournée vers l’avenir

Soutenu par le Fonds Équipe France, l’Ambassade de France au Cameroun et le Douala Music Art Festival, Be Tchakala s’inscrit dans une perspective durable.

Cette restitution marque ainsi une étape charnière, annonçant de nouvelles perspectives d’expansion et la poursuite d’un dialogue entre art et espace urbain.

À Douala, les murs ne se contentent plus de délimiter des espaces : ils racontent désormais des histoires, et celles-ci ne font que commencer.

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Benjamin NOAH

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