De passage en Côte d’Ivoire, l’artiste camerounais Mr Leo était l’invité d’une émission radiophonique ce 14 avril 2026, où il s’est exprimé sans détour sur l’état actuel de l’industrie musicale camerounaise. À quelques jours de sa prestation prévue le 17 avril au Palais de la Culture d’Abidjan dans le cadre du MASA Abidjan, le chanteur a livré une analyse critique, appelant à une prise de conscience collective des artistes.

Une distinction entre carrière individuelle et carrière de l’industrie
Dans son intervention, Mr Leo met en lumière une confusion fréquente entre réussite personnelle et développement collectif : « comme toutes les autres industries, il y a la carrière de chaque artiste mais je pense qu’il y a aussi la carrière de l’industrie. »
À travers cette réflexion, il insiste sur le fait que le succès individuel ne suffit pas à structurer une industrie forte. Il ajoute avec insistance : « vous allez faire carrière de l’industrie si vous êtes unis. C’est le secret. »

Pour lui, la clé du développement durable repose sur une vision commune et une collaboration active entre les acteurs.
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“Un seul artiste ne peut pas développer un pays” : un appel à l’unité
L’artiste se veut clair sur la nécessité de solidarité : « un seul artiste ne peut pas développer un pays jusqu’au bout. »
Cette déclaration traduit son inquiétude face à l’individualisme grandissant dans le milieu musical camerounais.
Il souligne que les industries musicales qui réussissent à s’imposer à l’international sont celles où les artistes partagent des valeurs communes : « toutes les autres industries qui ont réussi à grandir… tu vas voir beaucoup de solidarité, d’unité entre eux parce que c’est le partage. »
Un message fort qui invite à repenser les dynamiques internes du secteur.
Une solidarité en perte de vitesse chez les artistes camerounais
Comparant différentes scènes musicales africaines, Mr Leo observe une évolution contrastée : selon lui, les artistes camerounais ont progressivement perdu l’esprit de solidarité qui caractérisait les années 2010. À l’inverse, il note que les artistes ivoiriens développent aujourd’hui une cohésion plus forte, ce qui contribue à leur visibilité croissante sur la scène internationale.

Penser à l’industrie avant soi : un changement de mentalité nécessaire
Dans la suite de son analyse, l’artiste appelle à une responsabilité collective :
« il est important de penser à l’industrie et pas simplement à sa simple carrière. »
Il met en garde contre des choix purement individualistes : « il faut prendre des bonnes décisions qui vont travailler pour toi et pour l’industrie… »
Selon lui, certaines décisions peuvent favoriser une carrière personnelle tout en fragilisant l’écosystème global, d’où la nécessité d’un équilibre.
Une nouvelle génération à encadrer pour préserver les acquis
Enfin, Mr Leo évoque les mutations internes de l’industrie : « avec le temps, cette solidarité et cette union là sont en train de disparaître parce que chaque année il y a de nouveaux artistes qui viennent avec leur perception. »
Il rappelle également les risques liés à une ascension rapide sans discipline :
« tu peux percer cette année mais si tu as de mauvaises habitudes ça peut occasionner ta chute. »
À travers ces propos, Mr Leo souligne l’importance de transmettre des valeurs solides aux nouvelles générations afin de préserver et renforcer les acquis de l’industrie musicale camerounaise.
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Benjamin NOAH




