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Sandra Nelly Kom dit NON à l’excision : quand l’art et la parole deviennent des armes contre une pratique qui détruit des vies

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À l’approche de la Journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines prévue le 6 février 2026, la productrice et actrice camerounaise Sandra Nelly Kom lance une initiative percutante : “Non à l’excision”. Un projet né d’un constat douloureux : trop de femmes souffrent en silence.

« Beaucoup de femmes ont mal… mais n’osent pas parler »

C’est ce silence qui a poussé Sandra Nelly Kom à agir. « Ce qui m’a encouragée à lancer ce projet, c’est que beaucoup de femmes en souffrent et n’arrivent pas à parler. Elles refusent souvent de s’exprimer à visage découvert. Elles accusent un proche, puis finissent par avouer leur propre vécu quand elles craquent. » Pour elle, se taire entretient la violence : « Rester muette, ça ne va pas aider la nouvelle génération. Parler, accepter, c’est se libérer. »

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« On excise encore à Douala et à Yaoundé »

Plus d’un million de femmes et de jeunes filles dans le monde souffrent encore des conséquences de l’excision. Contrairement aux idées reçues, l’excision n’appartient pas au passé selon elle. « Quand une communauté se déplace, elle emporte sa culture avec elle. On continue donc d’exciser à Douala, à Yaoundé, notamment chez les Baniangués dans le Sud-Ouest. » La productrice insiste : le phénomène est caché, mais bien réel.

« Chacun de nous a son public »

Pour toucher les consciences, Sandra Nelly Kom a choisi l’arme de la communication.
« Le combat passe par les artistes et les influenceurs, parce que chacun de nous a son public. » Des figures comme Cyrille Bojiko, Joyce Fotso, Chelsy Suzy, Julia Samantha et d’autres s’engagent à ses côtés pour dire aux victimes : vous n’êtes pas seules. « La majorité des artistes aussi ont été excisées. Elles comprennent ce que vivent ces femmes. »

« Ce sont des pratiques barbares »

Sandra Nelly Kom ne mâche pas ses mots.
« L’excision, ce sont des trucs barbares, parfois assimilables à de la sorcellerie. Ça détruit la jeune fille. » Elle rappelle que la pratique est interdite et sanctionnée au Cameroun, mais que le manque d’accompagnement institutionnel freine la lutte.

« J’invite aussi les hommes à se lever »

Le combat n’est pas réservé aux femmes.
« Les hommes doivent se joindre au mouvement. Épouser une femme excisée peut nuire à l’épanouissement du mariage. Elle est touchée psychologiquement et physiquement. »

“Cicatrice”, la fiction qui dit la vérité

La série “Cicatrice”, soutenue par Laura Dave Média, porte la même cause : dénoncer l’excision, la sous-scolarisation et le mariage forcé. À travers la fiction, elle expose les dégâts psychologiques et physiques causés par ces pratiques, et agit comme un miroir pour la société. « L’art peut faire comprendre ce que les discours n’arrivent pas toujours à dire. »

Une pratique interdite, mais encore protégée par le silence

L’excision est interdite au Cameroun. Le Code pénal punit sévèrement les mutilations génitales, avec des peines pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison, surtout si la victime décède ou si l’auteur est un professionnel de santé.
Pourtant, des obstacles majeurs subsistent : Le manque d’accompagnement de l’État et des entreprises; La résistance de certaines communautés qui justifient l’excision par la tradition ou la religion. Sandra Nelly Kom remercie alors l’association FEDACHE (Belgique), pour son soutien notable à ses côtés, pour renforcer l’impact de cette mobilisation.

Rendez-vous le 6 février à New Bell

Une grande journée de sensibilisation est prévue à New Bell le 6 février 2026, avec médecins, avocats et journalistes pour rappeler que l’excision est un crime. « Parler, c’est déjà protéger ». Avec Non à l’excision, Sandra Nelly Kom transforme sa voix en bouclier pour la jeune fille africaine. Son message est simple et fort : Se taire ne protège personne. Parler, c’est déjà sauver.

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Diane Laure MISSEKOU

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