Une simple vidéo a suffi pour mettre le feu aux réseaux sociaux camerounais : Robinson Piffo, sans citer de nom, accuse un commerçant populaire de pratiques douteuses… et tout le monde pense immédiatement à Tchokoss. Entre réputation fragilisée et mise en garde juridique, cette affaire révèle à quel point les mots sur Internet peuvent peser lourd.
À l’origine : une vidéo aux sous-entendus explosifs
Tout commence lorsque Robinson Piffo publie une vidéo dans laquelle il affirme qu’« un commerçant très populaire » aurait participé à un événement à Bonamoussadi où de « l’argent sale » aurait été distribué aux jeunes pour « voler leur énergie ».
Sans citer de nom, Piffo appelle à la vigilance. Problème : dans les commentaires, près de 90 % des internautes identifient Tchokoss comme la personne visée.

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Très vite, les accusations se transforment en insultes, moqueries et propos graves. Tchokoss affirme qu’il a été publiquement indexé comme « sorcier », ce qui a fortement affecté son image, sa santé morale et ses activités commerciales.
Tchokoss contre-attaque : plainte pour incitation à la diffamation
Face à l’ampleur de la rumeur, Tchokoss et son équipe juridique annoncent le dépôt d’une plainte contre Robinson Piffo pour :
Incitation à la diffamation de nom et atteinte à la réputation. Dans une longue déclaration devenue virale, l’entrepreneur rappelle que : La responsabilité pénale est individuelle; La réputation est le capital le plus précieux d’un entrepreneur; Les réseaux sociaux ne sont pas une zone de non-droit.
Il insiste sur le fait que même sans citer un nom, provoquer un déferlement d’insultes sur sa page engage la responsabilité de l’auteur de la vidéo. « Quand tu fais une vidéo et que tes abonnés insultent quelqu’un dans les commentaires, c’est toi qui as provoqué ça. » , Tchokoss

Piffo met en garde à son tour
De son côté, Robinson Piffo publie un message perçu comme une mise en garde directe aux autorités, affirmant que toute personne qui tenterait de manipuler le dossier « prendra ses responsabilités ».
Une sortie qui a divisé l’opinion publique.
Réactions sur la toile : deux camps s’affrontent
Les soutiens de Tchokoss estiment que :
Piffo a manqué de prudence, la rumeur a causé un vrai préjudice et les influenceurs doivent être responsables de leur parole. Pendant ce temps, les partisans de Piffo pensent qu’Il a exercé sa liberté d’expression, et disent qu’il l n’a cité aucun nom. Les internautes sont seuls responsables de leurs commentaires
Entre les deux, une majorité d’internautes appelle à plus d’éthique, plus de professionnalisme et moins de buzz destructeur



Une affaire qui dépasse deux personnes
Au-delà de Tchokoss et Piffo, cette affaire pose une vraie question : Jusqu’où peut-on aller sur les réseaux sociaux sans détruire la vie de quelqu’un ? Comme l’a rappelé Tchokoss lui-même dans son message de sensibilisation à la jeunesse : Les réseaux sociaux sont puissants, une caméra peut construire… ou détruire, la visibilité ne doit pas remplacer la responsabilité.
L’affaire Piffo vs Tchokoss est entre les mains des autorités. Créateur de contenu et entrepreneur évoluent dans des univers différents, mais ce conflit rappelle l’importance de la vigilance et de la responsabilité sur les réseaux sociaux, où une parole mal pesée peut nuire à des parcours construits avec soin.


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Diane Laure MISSEKOU





