Après 38 ans de carrière à la CRTV, dont plus de trente passés derrière le micro du journal radio de 13h, Marie Françoise Ewolo tire sa révérence. Partie à la retraite ce jeudi 18 septembre 2025, la journaliste laisse l’image d’une voix emblématique et d’un professionnalisme exemplaire, salués par ses collègues Marie Gabrielle Mfegue et Éric Christian Nya.
Une rigueur professionnelle et une simplicité humaine
Pour Marie Gabrielle Mfegue, journaliste à la station régionale du Littoral et présentatrice du 12h à la 105.fm, l’héritage de sa consœur est limpide : « Sa rigueur dans le travail et sa simplicité avec les collègues resteront gravées. » Derrière le ton solennel du 13h, Ewolo incarnait une présence chaleureuse et accessible. Toujours attentive à ses pairs, elle ne se plaçait jamais au-dessus d’eux, cultivant une affabilité rare dans un univers souvent marqué par la compétition. Sa diction singulière, ses ouvertures de journal marquantes et son sens de la hiérarchie de l’information en ont fait une référence nationale.

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La voix d’une nation et d’une époque
À Yaoundé, le journaliste Éric Christian Nya à la rédaction centrale de la CRTV résume la portée de cette carrière hors norme : « Marie Françoise Ewolo a incarné la voix de l’information nationale avec professionnalisme et dignité. » Pendant plus de trente ans, son timbre rassurant a rythmé les après-midis des Camerounais, traduisant la gravité des grandes nouvelles comme la légèreté de certaines pages de société. Sa présence à l’antenne transcendait les générations et faisait du journal de 13h un rituel presque sacré, une rencontre quotidienne entre une voix et un peuple. Par sa constance et sa rigueur, FM comme elle se faisait appeler affectueusement a donné corps à l’idée que le journalisme n’est pas seulement un métier, mais une mission citoyenne.

Un héritage pour les générations futures
Au-delà de son départ, c’est une transmission qui s’opère. Comme le rappelle Éric Christian Nya, « elle laisse un héritage précieux aux jeunes journalistes, incarnant l’intégrité, la résilience et l’engagement. » Dans un paysage médiatique traversé par les mutations technologiques et les pressions de l’instantanéité, l’exemple d’Ewolo demeure une boussole : rester fidèle aux faits, parler avec justesse, respecter le public. Sa carrière illustre qu’avec passion et dévouement, l’information peut éclairer sans jamais manipuler, éduquer sans jamais assommer, et toucher sans jamais trahir. C’est ce legs qui inspire aujourd’hui ceux qui prennent le relais sur les ondes et à l’écran.
Une institution vivante qui entre dans la mémoire collective
Hier, à travers la cérémonie d’hommage organisée à son intention, ce n’est pas seulement une collègue que la CRTV a célébrée, mais une institution vivante de l’information. Une voix qui a façonné l’imaginaire collectif, donnant au journal de 13h sa dimension quasi patrimoniale. Son nom restera attaché à cette tranche horaire comme une signature indélébile. Et si les micros ne capteront plus sa diction unique, la mémoire des auditeurs continuera d’en faire vibrer l’écho. Car Marie Françoise Ewolo n’a pas seulement lu les nouvelles, elle a écrit une page essentielle de l’histoire médiatique du Cameroun.
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William Nlep





