Derrière les projecteurs, certaines personnalités afro-mondiales et camerounaises mènent un combat invisible mais intense contre des affections graves. Cardiopathie, endométriose, fibromes, maladies auto-immunes… Ces stars brisent peu à peu le silence pour sensibiliser et encourager.
Coco Emilia, Foramen ovale perméable
Ce vendredi 25 juillet 2025, la businesswoman et influenceuse camerounaise Coco Emilia a annoncé publiquement être atteinte d’un foramen ovale perméable (FOP), une anomalie congénitale du cœur qui peut entraîner un infarctus, AVC ou arrêt cardiaque. Elle révèle vivre avec cette pathologie depuis plusieurs années, et l’aggravation récente de son état l’a poussée à liquider une partie de ses biens, dont un terrain au parcours vita Yaoundé.
« Mon état s’est aggravé et je refuse de me faire opérer » ,a-t-elle affirmé.
Sur ses réseaux, elle assure avoir pris des dispositions pour protéger ses enfants : « Ils sont socialement couverts », dit-elle.



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Ivana Ononino, le calvaire de l’endométriose
En mai 2025, la créatrice de contenus Ivana Ononino a révélé via Snapchat souffrir de deux maladies gynécologiques très douloureuses : l’endométriose et l’adénomyose. Des pathologies encore peu comprises, même par les chercheurs, et qui provoquent des douleurs aiguës pendant les règles, des saignements excessifs, parfois des épisodes de diarrhée, et un impact psychologique pouvant aller jusqu’à la dépression. Son témoignage met en lumière un mal souvent banalisé dans les sociétés africaines.


Valérie Ayena, un combat hormonal méconnu
La Miss Cameroun 2013 a, elle aussi, décidé de briser le silence. En 2024, Valérie Ayena a confié être atteinte d’endométriose. Une maladie qui lui a fait prendre 17 kilos, causant des douleurs pelviennes permanentes et un déséquilibre hormonal. Depuis lors, elle milite pour une meilleure reconnaissance de la douleur menstruelle comme signal médical, et non comme banalité.

Lupita Nyong’o, la souffrance des fibromes
L’actrice kenyane et star hollywoodienne Lupita Nyong’o a récemment partagé son combat contre des fibromes utérins, des excroissances non cancéreuses de l’utérus qui touchent jusqu’à 80 % des femmes noires avant 50 ans. Il y a quelques semaines, elle confiait sur Instagram avoir subi une intervention chirurgicale pour retirer plus de 30 fibromes, dénonçant au passage le silence qui entoure ces douleurs féminines. Elle milite désormais pour une prise en charge spécifique des femmes afrodescendantes dans les politiques de santé.

Venus Williams, fibromes et syndrome de Sjögren
La légendaire championne de tennis Venus Williams vit avec le syndrome de Sjögren, une maladie auto-immune qui l’épuise physiquement depuis plus d’une décennie. À cela s’ajoutaient des fibromes utérins mal diagnostiqués pendant 30 ans. Ce n’est qu’en 2024 qu’elle subit enfin une myomectomie qui la soulage, après avoir consulté plus de 15 médecins. De retour sur les courts en juillet 2025 à 45 ans, elle plaide pour que les femmes afro-américaines bénéficient d’une prise en compte médicale sérieuse : « Ce n’est pas normal de vivre avec cette douleur », insiste-t-elle.

Quand la parole libère
Ces femmes célèbres ne se contentent pas seulement de raconter leur douleur : elles posent un acte militant. Trop de maladies féminines ou cardiovasculaires sont encore diagnostiquées tardivement, minimisées, ou ignorées par les systèmes de santé, notamment en Afrique. En brisant le silence, elles sensibilisent, encouragent les diagnostics précoces, et redonnent espoir à des milliers de femmes souvent isolées dans la souffrance.
Leurs voix, désormais audibles, sont aussi des armes pour briser les tabous et réclamer une meilleure justice médicale.
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Ève-Pérec N.BEHALAL





