mercredi, janvier 21, 2026
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ENTRETIEN AVEC…BALADJI KWATA : « La ligne directrice qui unit toutes nos œuvres, c’est le patriotisme. Mais l’album qui arrive va montrer notre diversité »

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Fondé en 2007 par trois jeunes artistes de Ngaoundéré, Baladji Kwata est un groupe camerounais aujourd’hui composé de cinq artistes à savoir Meknel, Monsieur Muss, Dogui, Devastador et Blek. En prélude à la sortie de leur premier album prévue en 2026, le quintette était dans les locaux de Laura Dave Média Tv pour une interview exclusive sur l’ensemble de leur parcours .

Laura Dave Média (LDM): Bonjour Baladji Kwata, bienvenue à Douala et chez Laura Dave Média Tv.

Baladji Kwata (BK): Bonjour, c’est un honneur d’être ici

LDM: Qu’est-ce que vous appréciez le plus quand vous arrivez dans la capitale économique ?
BK: Les belles femmes (rires). Ce qu’on apprécie dans la capitale économique, c’est le bel accueil que nous recevons de nos amis. Quand ils savent que nous sommes là, il y a beaucoup d’appels, de l’engouement tout autour de nous.

LDM : Quel est l’objectif de votre tournée médiatique à Douala ?
BK : C’est la promotion de notre album qui sera disponible en 2026. Il y a déjà deux extraits de cet album, dont l’un est le titre « Papa super-héros« .

BALADJI KWATA : "La ligne directrice qui unit toutes nos œuvres, c'est le patriotisme. Mais l'album qui arrive va montrer notre diversité

LDM: On vous connaît pour vos titres très liés à l’actualité. Est-ce une stratégie réfléchie ou une spontanéité ?
BK : C’est parti d’une spontanéité artistique qui est devenue une stratégie. Spontanéité parce que nous avons la capacité de créer dès qu’un buzz ou une actualité est intéressante. C’est devenu une stratégie parce qu’on a fait trois ou quatre titres à buzz et ça a marché. Si ça peut nous donner une visibilité, pourquoi pas ? Nous sommes allés sur cet élan-là.

LDM : Après vos multiples échanges avec la Côte d’Ivoire, peut-on espérer à un featuring avec une grande voix ivoirienne pour sceller cette rivalité fraternelle ?
BK : Oui. Parce qu’il y a des âmes ouvertes, des grands esprits, des gens qui ont vu en nous des artistes et on prépare beaucoup de choses. Ça va être des surprises mais on vous prépare beaucoup de choses avec des artistes ivoiriens très bientôt et on va communiquer ça ici. Laura Dave Média aura l’exclusivité.

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LDM : « Papa super-héros » est votre dernier titre. Pourquoi avoir choisi Vanister pour vous accompagner ?
BK: On avait un featuring avec Vanister, on lui a envoyé la musique. Et comme lui et nous avions un spectacle en même temps sur Yaoundé, il est arrivé et on a testé « Papa super-héros » qui n’était pas le titre qu’on lui avait remis. Le son lui a beaucoup plu. Et comme nous ne sommes pas chiches, nous avons fait la chanson.

Fondé en 2007 par trois jeunes artistes de Ngaoundéré, Baladji Kwata est un groupe camerounais aujourd’hui composé de cinq artistes à

LDM : De « Papa super-héros » à « Jamais » en passant par « Piquer piquer« , « Stop au tribalisme« , vos chansons portent des messages forts. Quelle est la ligne directrice qui unit toutes vos œuvres ?
BK : La ligne directrice qui unit toutes nos œuvres, c’est le patriotisme parce que c’est ça qui nous réunis. On a clashé pour notre nation le Cameroun, pour préserver le drapeau qui doit toujours rester haut. Mais l’album qui arrive va vous montrer la diversité de Baladji kwata.

LDM : Comment définissez-vous le vrai style de Baladji Kwata et comment réussissez-vous à garder votre identité au milieu de toutes ces influences ?
BK : Nous sommes en train de mettre sur pied un style parce que nous faisons du mélange de la musique sahélienne aux nouvelles sonorités. Ce qui fait en sorte que nous-mêmes encore, on est en train d’étudier la science, on est en train de trouver le nom exact. Ça peut être de l’Afro-Sahelien Pop. Le jour qu’on va trouver le bon nom, ou bien le jour que quelqu’un sera inspiré par le bon nom, qu’il nous le donne, parce que même le nom d’un nouveau style, c’est une révélation divine. Mais sachez déjà que c’est du sahélien jumelé à des nouvelles sonorités.

LDM: Vous avez collaboré avec Zota, Annie Anzouer, Salatiel, X-Maleya. Sur quel critère choisissez-vous vos collaborations ?
BK : C’est la simplicité de l’esprit . Vous savez, dans l’art, c’est le feeling. Dès que le feeling passe entre un artiste et nous et on voit que ça peut prendre, on se branche. On peut même avoir un artiste underground, si le feeling passe entre nous, on sort la chanson. C’est juste un bon feeling et la positivité, parce qu’il y a des artistes qui ont des esprits durs. Nous on aime des esprits très légers qui sont prêts à être des enfants. Parce que si les enfants valident nos chansons au quartier, on sait que ça va percer. Mais si les enfants ne chantent pas, on sait que la chanson ne va pas prendre. Donc il faut l’esprit d’enfant, c’est ça qui prend.

LDM : Le groupe a traversé des crises et connu des départs. Comment maintenez-vous aujourd’hui la stabilité et l’unité du collectif ?
BK : Nous sommes solides parce qu’il faut toujours rester debout malgré tout ce qui va se passer. Il y aura des vagues, il faut naviguer même à contre-courant. La famille reste parce que c’est ce qui nous maintient. Nous ne sommes pas considérés comme des collègues mais plutôt comme des frères. On a eu à casser notre studio, on a volé tout au studio, on a emporté toutes nos chansons, tous nos projets. On ne sait pas qui a fait ça jusqu’aujourd’hui mais nous sommes restés debout. On ne va pas tomber, c’est parce que nous sommes soudés, on sait ce qu’on veut.

LDM : Comment gérez-vous les désaccords entre vous ?
BK : On s’enferme, on se boxe et puis on ouvre la porte et vous avez de belles chansons. Quand il y a un problème, on s’enferme. On gère ça comme on peut. On se dispute, on se querelle, on trouve la solution avant de sortir. Sans violence physique. Quand on dit on se boxer, c’est avec les mots. Si déjà le groupe WhatsApp a trop chauffé , on se trouve au studio, on gère ça là-bas en face et on en fini.

LDM : Vous êtes très suivi à l’étranger, mais comment décririez-vous votre rapport avec le public camerounais qui vous a vu grandir ?
BK : Si nous sommes là, c’est grâce à eux. C’est parce qu’ils nous portent, nous accompagnent, nous aiment. Bien que le public camerounais soit le public le plus difficile du monde, parce que quand le public camerounais te valide, c’est que tu vas percer partout. C’est un public très compliqué mais c’est le public qu’il faut pour qu’un artiste soit professionnel. Concernant notre fanbase à l’étranger, ils sont partout dans le monde, ils nous aiment beaucoup, nous portent. Les clashes que nous avons fait, c’est eux qui ont vécu ça directement avec les voisins. Vraiment nous vous disons merci les gars, nous sommes avec vous.

LDM : Vous êtes aussi actifs dans le cinéma, la fiction, le doublage, le design. Comment conciliez-vous toutes ces casquettes ?
BK : C’est la joie. À chaque fois que quelqu’un arrive dans notre label, il ne doit pas être crispé. Si tu as une inspiration par rapport à un film, si ton film nous intéresse, on laisse d’abord la chanson et on va faire ton film. C’est l’esprit qui parle à l’instant. Pour le doublage de voix, il faut vraiment être un adepte des dessins animés, être un fou. Si tu n’es pas fou, tu ne peux pas être de Baladji Kwata, il faut être un fou de créativité. On peut croire qu’on travaille en désordre, alors que c’est ce désordre-là qui est l’ordre, parce qu’on a beaucoup de projets et on sait où nous allons avec.

LDM : Quels sont les futurs projets de Baladji Kwata?
BK : il y a la sortie de l’album et un nouveau film qui arrive en 2026. Nous avons aussi des tournées et des concerts, mais tout ça, c’est pour 2026. Il y aura des tournées médias comme celle-ci pour vous annoncer quand ces projets-là seront à maturité.

LDM : Si vous deviez résumer Baladji Kwata en un mot ce serait lequel ?
BK : Solide. Solide parce qu’il faut être solide pour être debout. Il faut être solide pour maintenir, pour gérer les intempéries et pour continuer dans le temps et maintenir le drapeau au sommet.

LDM : Nous sommes à une année électorale au Cameroun. Pensez-vous que les artistes doivent s’engager dans la sensibilisation citoyenne ?
BK : Oui, les artistes doivent s’engager dans la sensibilisation citoyenne, surtout pour le maintien de la paix. Nous savons très bien que lors des élections, il y a beaucoup de tensions. Le rôle de l’artiste, c’est de maintenir la paix. Dire que tu peux avoir ton candidat, ton opinion, mais respecte celui qui a aussi son candidat et ses opinions, et faisons-le dans la paix pour qu’il n’y ait pas d’écoulement de sang, de désordre, de casse.

LDM : Un dernier mot ?
BK : Continuez de nous soutenir, public camerounais, parce que c’est vous qui nous avez d’abord amenés aux États-Unis. Continuez à nous porter, à nous pousser, à prier pour nous. Misez sur Baladji Kwata. Ceux qui ont l’argent, misez sur nous, sur les projets de BLDK Industrie, parce que vous allez récupérer. Il y aura un retour sur investissement. Et même si vous ne misez pas, nous, on va réussir parce que nous sommes Camerounais, nous sommes du continent.

Regardez l’émission complète en vidéo en cliquant ici

Entretien mené par Ève-Pérec N. BEHALAL et Vanelle TCHOFFO

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