Au gymnase du Stade Ahmadou Ahidjo, les Internationaux de badminton ont tenu toutes leurs promesses. Pendant quatre jours, la ville de Yaoundé s’est transformée en capitale africaine du volant, avec quinze Camerounais engagés sous la houlette du coach Ernest Mukete. Une victoire marquante en double mixte, des frissons jusqu’aux huitièmes de finale, puis les lampions qui se sont éteints dimanche, laissant derrière eux un parfum d’espoir et d’apprentissage.

Les badistes camerounais entre espoirs et apprentissages
Avec huit dames et sept messieurs, la délégation camerounaise s’est présentée à domicile avec l’ambition de marquer les esprits. En simple, Ngo Hiol a offert une prestation généreuse face à une Équato-Guinéenne, avant de céder dans un duel intense. « Le match a été très rapide », a-t-elle reconnu, tout en gardant l’œil rivé sur la suite, notamment en double.
En double mixte, Merveille Meka et Michel Henri Assembe ont illuminé le gymnase grâce à une victoire nette (2–0) sur la Guinée équatoriale, galvanisant le public. « Nous sommes très satisfaits de ce succès, il nous donne confiance », ont-ils lancé avec enthousiasme.
Moins heureux, Paul Christ Assembe, éliminé dès son entrée en lice, a préféré voir plus loin : « Je vais redoubler d’efforts pour les prochaines échéances. » Mais au terme de cette belle résistance collective, aucun Camerounais n’a franchi le cap des huitièmes de finale. Un palier qui, malgré la déception, trace la feuille de route pour les batailles à venir.
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Une vitrine précieuse pour le Cameroun et son badminton
Bien au-delà des résultats, l’événement a été une véritable fête du badminton. Le gymnase du Stade Ahmadou Ahidjo a vibré d’une ambiance électrique, avec un public nombreux, curieux et conquis. Cette organisation réussie a démontré la capacité du Cameroun à accueillir des rendez-vous d’envergure, et a offert une exposition unique aux jeunes talents locaux.
Pour la Fédération camerounaise de badminton, c’est un tremplin stratégique : ces confrontations de haut niveau valent toutes les leçons d’entraînement et permettent d’accélérer la progression. À travers ce tournoi, Yaoundé a consolidé sa place comme un carrefour crédible du badminton africain et a donné de nouvelles raisons de croire à l’essor de cette discipline dans le pays.
Les champions sacrés à Yaoundé
La scène finale est revenue aux cadors du continent. Le Nigérian Anuoluwapo Opeyori, patron incontesté du badminton africain, a confirmé son statut en décrochant l’or en simple messieurs. Chez les dames, l’expérimentée Mauricienne Kate Foo Kune a imposé sa maîtrise et son sang-froid pour s’adjuger le titre. Deux sacres qui viennent couronner un tournoi riche en émotions et en promesses pour l’avenir du volant africain.

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Georges Mbimbè





