L’année 2025 reste comme un tournant majeur pour l’écosystème culturel, artistique et citoyen en Afrique centrale. Au Cameroun, sur des scènes musicales, dans des quartiers, la culture s’est affirmée comme un levier d’identité, de cohésion et de rayonnement. Retour sur les temps forts qui ont marqué l’année, mois après mois.
Décembre 2025, Balafon Music Awards – Seven Awards – La Nuit du Rire, le trio gagnant
Trois disciplines, une vision commune. Le mois de décembre 2025 a été marqué par un ensemble d’événements du Groupe Balafon Média : les Balafon Music Awards (musique), les Seven Awards (cinéma) et La Nuit du Rire (humour) ont uni leurs dynamiques pour célébrer les talents camerounais. Au-delà du glamour, cette triple célébration a posé les bases d’une chaîne de valeur structurée des industries culturelles et créatives, valorisant artistes, techniciens, producteurs et diffuseurs. Une démonstration claire de maturité organisationnelle, à l’image d’un secteur désormais conscient de son poids économique.



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Ngondo 2025 : spiritualité, tradition et rayonnement international au sommet
À travers une programmation riche mêlant rites ancestraux Jengu, carnaval populaire, caravanes culturelles, luttes traditionnelles, courses de pirogues et animations communautaires, le Ngondo 2025 a su conjuguer spiritualité, transmission intergénérationnelle et modernité, tout en rassemblant les populations autour du thème de la solidarité et du vivre-ensemble. Cette édition a confirmé le Ngondo non seulement comme un pilier de l’identité sawa, mais aussi comme l’un des plus grands rendez-vous culturels du Cameroun, capable de fédérer au-delà des régions et de projeter le patrimoine national sur la scène internationale.

SABA, la beauté africaine comme affirmation identitaire
Quand l’esthétique devient un acte culturel et économique. Le Salon de la Beauté Africaine (SABA), porté par Sylvia Ongena, a mis à l’honneur la créativité, le savoir-faire et l’identité africaine. Entre culture, business et transmission, SABA a confirmé que la beauté est aussi un secteur stratégique, capable de porter un discours fort sur l’estime de soi et la valorisation du patrimoine africain.

DOMAF, Douala redevenue capitale populaire de la création
Le festival qui a ramené la culture dans les quartiers. Organisé à Douala en août 2025, le Douala Music Art Festival (DOMAF) a marqué un tournant avec son concept décentralisé. De Bonabéri à Bépanda, de Japoma à Bali, en passant par Bonapriso, la culture est sortie des salles élitistes pour investir les quartiers. Artistes confirmés et talents émergents, Salatiel, Locko, Mimie, Sandrine Nnanga ont partagé la scène avec les communautés locales. DOMAF a rappelé une évidence : la culture vit d’abord là où vivent les populations.

SALIF 2025, célébration de la littérature féminine africaine
Placé sous le thème « Littérature féminine africaine : Voix, Résilience et Transmission », le SALIF 2025 (Salon Africain du Livre Féminin) s’est tenu les 12 et 13 décembre 2025 à Yaoundé, au Goethe‑Institut Kamerun. Cet événement de deux jours a célébré les écritures et les auteures africaines à travers des rencontres littéraires, panels inspirants, ateliers d’écriture et d’édition, séances de dédicaces, échanges professionnels et moments de réseautage, offrant un espace de visibilité et de valorisation pour les plumes féminines du continent. Il a réuni autrices, éditrices, lectrices et acteurs culturels autour de la force des récits féminins, favorisant le partage, la créativité et l’émancipation littéraire dans un climat d’échange et d’inspiration.

Festi Bikutsi et Festmak, les racines musicales en majesté
Bikutsi et Makossa : traditions vivantes, avenir assuré. Tout au long de l’année 2025, les festivals patrimoniaux ont rappelé que la modernité camerounaise s’enracine dans ses traditions.
Festi Bikutsi a célébré la musique du peuple Beti comme un outil de transmission intergénérationnelle.
Festmak a réaffirmé la place du Makossa, réunissant légendes et jeunes talents autour d’un héritage musical toujours vivant. Ces rendez-vous ont prouvé que la culture patrimoniale reste un pilier identitaire et économique.

2025 se referme, 2026 se dessine
Une culture vivante, un avenir prometteur
De Douala à Yaoundé, des festivals patrimoniaux aux scènes urbaines, des galas citoyens aux gradins de la CAN, 2025 aura été une année de consolidation et de maturité. La culture camerounaise et africaine s’y est affirmée comme levier économique, outil de cohésion sociale et marqueur identitaire puissant. 2025 se referme, mais elle ouvre clairement la voie à 2026 : une année attendue comme celle de la structuration accrue, de l’internationalisation et de nouveaux talents prêts à écrire la suite de l’histoire. La scène est prête !
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Diane Laure MISSEKOU





