A 30 ans, celui que l’on surnomme « le milliardaire chinois » entame un nouveau chapitre de sa légende. Nommé capitaine par le nouveau sélectionneur David Pagou, Christian Bassogog devient le guide d’une équipe nationale en pleine reconstruction pour la CAN 2025 au Maroc. Retour sur le parcours d’un ailier au pied gauche magique.
La genèse : de Douala aux États-Unis
Christian Bassogog, né le 18 octobre 1995 à Douala, incarne cette trajectoire qui fascine le monde du football. Sixième d’une famille de dix enfants, Bassogog fait ses premières armes au centre de formation Fundesport avant de rejoindre le Rainbow FC. Contrairement à beaucoup de talents locaux qui visent directement l’Europe, son périple l’emmène d’abord aux États-Unis chez les Wilmington Hammerheads en 2015. Ce passage outre-Atlantique, bien que bref, lui sert de tremplin vers le Danemark, où il signe à l’AaB Aalborg.*

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Le Sacre de 2017, l’apogée africaine
L’année 2017 reste le tournant de sa carrière. Inconnu du grand public avant la Coupe d’Afrique des Nations au Gabon, il devient l’atout maître du sélectionneur Hugo Broos. Sa vitesse et sa capacité à éliminer en un-contre-un font de lui le cauchemar des défenseurs. Après la victoire du Cameroun en finale face à l’Égypte (2-1), il est élu Meilleur Joueur de la CAN 2017, succédant à des légendes du continent.

L’exil et la stabilité en Asie
Juste après son sacre africain, il surprend en rejoignant la Chine. Pendant sept ans, il devient l’une des figures de la Chinese Super League. Entre 2017 et 2020, il joue au Henan Jianye.
Il y marque les esprits par ses rushes et ses statistiques (26 buts inscrits).
Entre 2021 et 2023, il évolue au Shanghai Shenhua où il confirme son statut de valeur avant de tenter une nouvelle aventure en Turquie (Ankaragücü).
Le Défi Saoudien
En septembre 2024, Christian Bassogog rejoint la Saudi Pro League en signant à Al-Okhdood jusqu’en juin 2026. Titulaire, il contribue au maintien du club lors de sa première saison.

Bassogog en sélection nationale
Malgré les changements de sélectionneurs, Bassogog reste un cadre moral et technique. Il a participé à la Coupe du Monde 2022 au Qatar sous les ordres de Rigobert Song. Et il continue d’être régulièrement appelé pour les éliminatoires de la CAN et de la Coupe du Monde.
En décembre 2025, il est nommé Capitaine par le coach David Pagou.
Sa nomination comme capitaine ne doit rien au hasard. Dans un contexte de transition pour le football camerounais, il incarne le lien parfait entre la génération dorée de 2017 et la jeunesse montante.
Fort de ses 56 sélections, il est choisi au sein d’un triumvirat de leaders (aux côtés de Devis Epassy et Nouhou Tolo). Son rôle est de réunifier un groupe jeune, assurer la transition, faire oublier les doutes de la phase de qualification et porter le brassard avec la même grinta qu’en 2017, lorsqu’il avait terrassé le Ghana et l’Égypte.

Un homme de famille ancré
Derrière le footballeur se cache un homme très attaché aux valeurs familiales. Il a su construire son propre foyer loin du tumulte médiatique. Christian est marié à Mailène Bassogog. Leur union, célébrée en grande pompe en 2020, est régulièrement citée comme un modèle de stabilité. Il est l’heureux papa de quatre filles (dont l’aînée se nomme Chloé), qu’il protège farouchement des réseaux malgré les rumeurs infondées qui circulent parfois sur sa famille.

En somme, Christian Bassogog n’est plus seulement l’ailier qui avait ébloui l’Afrique en 2017 ; il devient l’architecte et le grand frère d’une sélection camerounaise en quête de rédemption. Ce nouveau statut de capitaine des Lions Indomptables vient couronner une carrière marquée par l’audace, la résilience et une régularité exemplaire sur trois continents.
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Ève-Pérec N.BEHALAL





