Les Mondiaux d’athlétisme 2025 tenus à Tokyo, du 13 au 21 septembre, le Cameroun avait misé sur quatre athlètes : Emmanuel Eseme, Herverge Etame Kole, Anne-Suzanna Fosther-Katta et Nora Atim Monie. Mais ni en sprint, ni au triple saut ni au lancer du disque, la délégation n’a su franchir le cap des qualifications. Sans finale ni médaille, le pays repart bredouille, un revers qui interroge sur la préparation, le suivi et l’ambition réelle de l’athlétisme camerounais au plus haut niveau.
Sprint : Eseme et Kole stoppés dès les séries
Emmanuel Eseme, porteur des espoirs camerounais sur 100 m et 200 m, n’a pas réussi à franchir le cap des séries. Sur 100 m, son chrono de 10,24 secondes l’a relégué à la 6ᵉ place de sa série, loin des standards pour une qualification. Sur 200 m, avec 20,61 secondes, il termine 7ᵉ de son heat, éliminé avant les demi-finales. Ces performances, loin de son potentiel, soulignent un manque de préparation pour rivaliser avec l’élite mondiale. Herverge Etame Kole, engagé sur 100 m, n’a pas fait mieux. Avec un temps de 11,55 secondes, il se classe 6ᵉ de sa série, échouant à accéder aux tours suivants. Ces résultats traduisent une difficulté à se hisser au niveau des meilleurs sprinteurs, là où chaque centième compte.

Pour ne rien rater sur l’actualité people abonnez-vous à notre chaîne whatsapp en cliquant sur je m’abonne
Sauts et lancers : du potentiel bridé par des performances insuffisantes
Au triple saut, Anne-Suzanna Fosther-Katta n’a pas démérité mais reste insuffisant. Son meilleur saut, mesuré à 13,45 mètres, la place 31ᵉ au classement des qualifications, trop court pour viser une finale. Cette performance, bien que prometteuse, révèle des lacunes techniques et physiques face à une concurrence ultra-compétitive.
Nora Atim Monie, alignée au lancer du disque, a projeté son engin à 55,69 mètres, se classant 32ᵉ. Ce résultat, respectable pour une première participation, ne suffit pas pour accéder à la finale. Là encore, le fossé avec les meilleures lanceuses met en évidence un besoin urgent de perfectionnement.


Un constat sans appel : des progrès à concrétiser
Ces Mondiaux 2025 dressent un constat clair : le Cameroun accuse un retard. Les écarts en chronos et en distances face aux leaders mondiaux ne se mesurent pas seulement en secondes ou en mètres, mais en ressources, en encadrement et en stratégie. Aucun athlète camerounais n’a franchi le cap des qualifications, révélant des faiblesses dans la préparation physique, mentale et technique.
Lire aussi :
Une opportunité de rebond pour l’avenir
Ce bilan décevant ne doit pas occulter le potentiel des athlètes camerounais. Tokyo 2025 doit servir de signal d’alarme pour une refonte ambitieuse du système athlétique national. Avec une stratégie ciblée et des investissements judicieux, le Cameroun peut transformer ces échecs en tremplin vers des succès futurs. La voie est ouverte, reste à l’emprunter avec détermination.
Mondiaux d’athlétisme 2025: Nora Monie Atim représentera le Cameroun.
Pour en savoir plus cliquez ici
William Nlep





