À chaque rentrée scolaire, l’émotion est palpable dans les foyers camerounais. Mais pour les parents d’enfants autistes, comme Dominique Ekwe, entrepreneure et maman du jeune Evan, 12 ans, ce moment oscille entre espoir et inquiétude. L’école devient plus qu’un lieu d’apprentissage : un véritable terrain de combat pour l’inclusion, la reconnaissance et le progrès. La rédaction de Laura Dave Media s’est penchée sur Dominique Ekwe, parent d’Evan autiste, pour prendre plus d’informations sur son quotidien en cette période de rentrée scolaire.
“L’école ordinaire n’était plus une option «
Dominique raconte le parcours scolaire d’Evan avec une sincérité touchante. « Mon fils a passé deux ans dans un cycle ordinaire, mais il n’arrivait pas à s’intégrer. Il participait peu, restait souvent en retrait. » Face à cette réalité, le choix d’une école spécialisée s’est imposé, non par préférence, mais par nécessité. « Il fallait corriger ses difficultés de comportement, stimuler son langage. Ce que ne permettaient pas les structures classiques », précise-t-elle. Dans un pays où le système éducatif peine encore à intégrer pleinement les enfants à besoins spécifiques, cette décision demande courage, lucidité et abnégation.

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Une rentrée entre angoisse et espoir
La rentrée 2025 n’échappe pas à cette dualité émotionnelle. « Je ressens toujours un mélange d’angoisse et d’enthousiasme. L’angoisse de savoir s’il pourra suivre le programme, mais l’engouement aussi, car chaque progrès est une victoire », confie-t-elle avec émotion.
Ce qui la pousse à continuer ? « Voir son langage s’améliorer, constater chaque petit pas. Les progrès sont réels et motivants. »
Une inclusion possible, mais à quel prix ?
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Dominique lance un message fort aux parents : « Patience, bienveillance, collaboration avec les enseignants. » Mais elle va plus loin. Pour améliorer le suivi des enfants autistes, elle appelle à une sensibilisation accrue de la communauté éducative, et surtout, un accès élargi au financement pour les familles modestes : « Il faut que les enfants qui ont des capacités puissent se former après un examen médical. »

“Ne perdez pas espoir”
À l’aube de cette rentrée, Dominique adresse un message de solidarité à toutes les familles concernées : « Je souhaite plein succès à nos enfants et bon courage aux enseignants. Aux parents qui perdent espoir, je dis : tout est possible, il suffit de le vouloir. »
L’école inclusive n’est pas un luxe. C’est un droit. Et au Cameroun, grâce à des parents comme Dominique, ce droit commence enfin à trouver sa voix.
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Vanessa BAHO





