Invitée de l’émission Peop’s sur Laura Dave Média, l’enseignante et fondatrice d’établissement scolaire, Rachelle Tchoumi a exprimé ses réserves sur certains contenus des nouveaux curricula, notamment l’introduction de la sexualité dès les classes préparatoires.
Un échange autour du système éducatif
Interrogée sur les réformes en cours, Rachelle Tchoumi a salué plusieurs avancées mais a tenu à attirer l’attention sur certains aspects jugés sensibles.

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Selon elle, l’adoption des nouveaux curricula marque une volonté de modernisation et de réadaptation aux besoins actuels : « Il y a énormément d’avancées », a-t-elle reconnu, soulignant toutefois que certaines d’entre elles ne font pas l’unanimité.
La question de la sexualité en CP
Parmi les points qui suscitent des interrogations, Rachelle Tchoumi cite l’introduction de la sexualité dans les manuels destinés aux classes préparatoires (CP). Ces cours aborderaient le sujet de manière jugée trop détaillée pour l’âge des apprenants : « Dans les livres de cours préparatoires ( CP ) par exemple, on parle déjà de la sexualité et de manière assez approfondie. Certes nous ne disons pas que la sexualité doit être tabou mais il y a certaines valeurs que nous voulons encore conservées ». L’éducatrice indique que certains parents vont jusqu’à demander que leurs enfants sortent de la salle lors de ces leçons, estimant les contenus inadaptés.
Entre innovation et préservation des valeurs
Sans remettre en cause l’importance d’éduquer les jeunes sur ces thématiques, elle rappelle la nécessité de préserver certaines valeurs : « La sexualité ne doit pas être taboue, mais il est important de revoir cet aspect », a-t-elle expliqué. Pour elle, il faut trouver un juste équilibre entre l’ouverture pédagogique et le respect des sensibilités familiales.
Un débat encore ouvert
Son intervention s’inscrit dans un débat plus large qui concerne parents, enseignants et décideurs éducatifs au Cameroun. La place de la sexualité dans les premiers niveaux scolaires divise : certains y voient une nécessité pour préparer les enfants aux réalités de la société moderne, d’autres appellent à une approche plus progressive.

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Rosy Mireille NANJIP





