Le jeudi 7 août 2025, à la Chaumière Jazz Club de Douala, l’association FAD, dirigée par la journaliste Fatima Rich Ewane, a lancé la campagne nationale « Cris de Femmes ». En présence de la marraine Dinaly et de plusieurs figures militantes, l’événement marque le début d’une tournée de sensibilisation contre les violences faites aux femmes, prévue de novembre à décembre dans six villes du Cameroun.
Témoignages Émouvants et Engagements Forts
Fatima Rich Ewane, inspirée par son vécu de violences psychologiques et morales, a fondé l’association des femmes africaines pour le Développement pour transformer sa douleur en action. « J’ai été muselée, empêchée dans ma carrière de journaliste, et les plaintes des femmes m’ont poussée à agir », confie-t-elle, déterminée à contrer la stigmatisation.

Par contre Dinaly, marraine de l’événement, renchérit : « Les actions gouvernementales sont rares, et les femmes doivent se prendre en charge. Il faut que l’État agisse face à ce fléau grandissant, notamment sur les réseaux sociaux.»

Michelle Same, coach et psychologue, ajoute une dimension sociétale : « Une femme violentée détruit indirectement la société via ses enfants. Sensibiliser, c’est éduquer les générations futures. »

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Une Société en Mutation
Salomé Kamagné, participante émue, souligne l’impact de la soirée : « Parler, c’est guérir et dénoncer, même si le bourreau ignore son mal. La foi et la prière sont essentielles. » Cette campagne, portée par des récits de résilience, défie les normes traditionnelles où le silence était de mise. Elle invite les hommes et les institutions à rejoindre ce combat, car la violence, qu’elle soit physique ou morale, fragilise l’ensemble de la communauté. Ainsi, « Cris de Femmes » devient un cri d’espoir, une invitation à repenser les rôles de genre dans un Cameroun en quête permanente de justice.

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Vers un Avenir Inclusif
À travers le lancement la campagne nationale « Cris de femmes », l’association des femmes africaines pour le Développement trace une voie vers l’émancipation. Bien que les défis persistent manque d’engagement étatique, montée des violences numériques, l’élan collectif montre une société en mutation. Cet événement, loin d’être une simple cérémonie, pose les bases d’un mouvement durable. Les femmes, soutenues par des alliés masculins, aspirent à un avenir où leurs droits seront respectés, et où chaque « cri » portera la promesse d’un changement profond.
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William Nlep





