La santé mentale s’impose aujourd’hui comme l’un des enjeux majeurs de notre époque. Pourtant, le sujet demeure encore tabou, notamment dans les sociétés africaines où les troubles psychologiques sont trop souvent assimilés à de la « folie ». Contactée par la rédaction de Laura Dave Média ce mercredi 27 août 2025, Bibiche Kound, auteure de l’ouvrage « Libre », adresse un message fort aux célébrités et à leurs fans.
Les stars, plus vulnérables qu’il n’y paraît
Contrairement aux idées reçues, les célébrités ne sont pas à l’abri de la souffrance psychologique. Bien au contraire, elles sont exposées à une pression permanente: « La dépression ne fait aucune distinction de race, sociale ou économique. Les stars sont souvent plus enclines à en être victimes, car il faut maintenir une image parfaite, lisser les failles, briller sous les projecteurs », explique Bibiche Kound. Derrière les sourires médiatisés et les paillettes, se cachent souvent solitude et stress chronique. Une façade qui, selon elle, ne doit plus tromper le grand public.

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Le poids du tabou en Afrique
Dans son analyse, l’écrivaine dénonce le silence autour de la santé mentale en Afrique. « À partir du moment où les africains pensent que la maladie mentale, c’est la folie, il y a un problème. On croit encore que la dépression est une affaire de blancs, de riches ou de faibles », regrette-t-elle. Ce poids culturel empêche non seulement les célébrités de s’exprimer, mais enferme aussi les anonymes dans une culpabilité destructrice. Pour Bibiche Kound, il est urgent de déconstruire ces mentalités et de reconnaître la vulnérabilité comme une force.
Briser le silence pour sensibiliser
Pour l’auteure, les célébrités ont un rôle crucial à jouer dans cette sensibilisation. « Si une star ose dire qu’elle ne va pas bien, cela incitera le public à comprendre que la maladie mentale est sérieuse. Parler de dépression, d’anxiété, de burn-out ou de stress post-traumatique permettrait de libérer des vies », affirme-t-elle. Selon elle, les prises de parole publiques des figures médiatiques peuvent contribuer à sauver des mariages, réduire la violence et prévenir les drames sociaux. Rompre les tabous devient ainsi un acte de responsabilité collective.

Un combat pour tous
Au-delà des people, Bibiche Kound insiste sur l’importance de replacer la santé mentale au cœur des priorités sociales. « Tout le monde est confronté, à un degré ou à un autre de sa vie aux troubles mentaux. On ne parle pas seulement de folie, mais aussi de burn-out au travail, de dépression post-partum ou d’épuisement psychologique », rappelle-t-elle. Pour elle, bâtir une société émergente exige des citoyens équilibrés et mentalement sains. Son message est clair : il est temps d’arrêter de culpabiliser, d’oser demander de l’aide et de reconnaître que la santé mentale est un combat collectif, pour les stars comme pour leurs fans.

Mêlé à une affaire de mœurs, le célèbre prophète congolais Baraka Mugusho prétend souffrir de troubles mentaux.
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William Nlep





