Les 12 et 13 décembre 2025, Yaoundé accueillera la première édition du Salon Africain du Livre Féminin (SALIF) au Goethe-Institut Kamerun. Placé sous le thème « Littérature Féminine Africaine : Voix, Résilience et Transmission », l’événement réunira plus de 20 autrices du Cameroun, d’Afrique centrale et de la diaspora. Une édition portée par une marraine engagée : Christelle Noah, CEO de la maison d’édition Éclosion.

Christelle Noah, marraine du SALIF : une voix qui porte les femmes
La directrice d’Éclosion, maison d’édition, n’a pas hésité lorsqu’on lui a proposé de devenir marraine. « J’ai en moi cette fougue, ce challenge-là de porter la littérature en général, et particulièrement féminine, au
firmament du monde. La littérature des femmes n’est pas assez valorisée. Être marraine, c’est pour moi une noblesse, l’occasion de vulgariser encore plus la littérature féminine. »
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Pour elle, le livre n’est pas qu’un objet culturel : c’est un outil de transformation sociale, un espace où les femmes peuvent enfin dire ce qu’elles vivent, ce qu’elles ressentent et ce qu’elles rêvent. « Quand on s’engage à créer une maison d’édition, c’est que le livre occupe une grande place dans notre cœur. Nous avons créé un prix littéraire, des ateliers de lecture, des ateliers dédiés aux femmes… Le livre change les sociétés, et la femme doit s’y intéresser parce qu’elle est éducatrice. »

Aller vers les femmes, créer des espaces d’expression
Christelle Noah insiste : l’éducation littéraire doit venir à la rencontre des femmes. « Il faut aller vers les femmes, créer un centre d’intérêt autour du livre. Leur dire qu’elles peuvent écrire, qu’elles peuvent raconter leurs vies. Les femmes subissent beaucoup dans la société : écrire peut les aider à guérir. »
Son engagement se matérialise déjà : lors de la Semaine de la femme, elle a animé un atelier d’écriture qui a rassemblé un nombre impressionnant de participantes. Pour elle, la preuve est faite : les femmes veulent écrire, il faut leur en donner les moyens.
Une littérature féminine plus visible, plus forte, plus assumée
Cette première édition du SALIF s’ouvre dans un contexte où les voix féminines gagnent en puissance. « Il y a une très bonne évolution de la littérature féminine africaine. Nous avons des modèles comme Djaïli Amadou Amal. Dans ma maison d’édition, la majorité des écrivains… ce sont des femmes ! Elles écrivent pour soigner d’autres femmes, pour parler de psychologie, de foyers, d’éducation. Investir dans le livre, c’est investir dans la femme. », Le SALIF vise à renforcer cet élan, à encourager les plumes émergentes, à mettre en lumière des récits trop souvent tus.
Un salon pour apprendre, célébrer et faire éclore de nouvelles voix
Christelle Noah nourrit de grands espoirs pour cet événement qui, selon elle, pourrait devenir un catalyseur pour toute une génération d’autrices. « J’espère voir éclore pendant ce salon d’autres auteurs féminins. Que les femmes après ce salon apprennent, s’épanouissent, s’inspirent… Et que nous ayons des best-sellers, des femmes qui feront parler d’elles dans le monde parce qu’elles sont venues ici. »
Rendez-vous au Goethe-Institut : là où les voix se rencontrent
Yaoundé va ainsi vibrer au rythme des lectures, des échanges, des récits de femmes déterminées à faire entendre leur voix. Un salon, oui. Mais surtout un mouvement. Une renaissance littéraire au féminin. Une promesse de transmission.
Et comme le dit si bien la marraine : « Écrivez, cultivons-nous. Faisons naître des femmes sûres d’elles, des femmes qui portent des têtes pleines. Avec notre sensibilité, lorsque nous la mettons dans un livre, c’est très beau. Venez au Salon du Livre Féminin, vous allez beaucoup apprendre. »

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Diane Laure MISSEKOU





