Alors que la rentrée scolaire approche à grands pas, le débat sur le coût de l’éducation refait surface. L’école publique, jadis référence de qualité, semble perdre du terrain. Résultat : les établissements privés imposent des frais de scolarité de plus en plus élevés, souvent sans réelle justification. Une situation qui indigne de nombreux citoyens et qui fait réagir Flavienne Tchatat.
Il fut un temps où les écoles publiques, les lycées et les universités incarnaient l’excellence, avec des enseignants bien formés, des examens rigoureux et un encadrement structuré. Cette qualité obligeait le privé à une certaine retenue. À cette époque, les écoles privées, pour justifier leurs frais plus élevés, devaient offrir bien plus qu’un simple bâtiment neuf.
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C’est ce que rappelle Flavienne Tchatat, réalisatrice et actrice camerounaise, dans une
publication devenue virale le 26 août dernier sur les réseaux sociaux :
« Quand l’école publique, lycée, université produisaient les meilleurs résultats, les écoles privées ne pouvaient pas exagérer avec les frais de la scolarité. »
Une phrase courte, mais percutante, qui résume un basculement silencieux : la fragilisation de l’enseignement public a laissé le champ libre au privé de fixer ses tarifs. Aujourd’hui, les frais de scolarité dans certains établissements dépassent 200 000 FCFA, sans compter les cotisations obligatoires, les tenues spécifiques et les « options » imposées d’office.

Réactions des internautes : entre nostalgie, lucidité… et désaccords
La publication de Flavienne Tchatat a suscité un flot de réactions contrastées sur Facebook. Si beaucoup partagent son inquiétude sur la montée des frais dans le privé, d’autres nuancent le tableau.
Certains internautes dénoncent un système privé devenu, selon eux, « une machine à sous », où les coûts explosent. « La rentrée en colère! Aïe Dieu aide nous! 150mil la maternelle sans compter les fournitures», a écrit une internaute. « Vraiment chaque année augmentation!» a ajouté une autre.
À l’inverse, plusieurs témoignages soulignent que, malgré les difficultés matérielles, les enseignants du public restent dévoués et compétents, assurant une transmission rigoureuse des savoirs. «Je reste et demeure dans l’école publique. Mon enfant est bien suivi…», déclare une internaute. « L’école publique reste et demeure la meilleure.», a déclaré un autre.


À l’aube d’une nouvelle rentrée, l’interpellation de Flavienne Tchatat agit comme un électrochoc. Car si l’éducation devient un produit de luxe, que restera-t-il pour les familles modestes ? Réinvestir dans l’école publique, restaurer sa qualité et sa crédibilité, c’est éviter que le savoir ne devienne un privilège. Il ne s’agit plus seulement d’instruire, mais de protéger un droit fondamental : celui d’apprendre, sans condition de revenu.
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Vanessa BAHO





