Avant la célébrité, avant les scènes et les studios, Pakito et Boy Tag ont grandi au rythme de chansons devenues intemporelles. Des titres hérités de l’enfance, chargés de messages, de culture et d’émotions, qu’ils continuent aujourd’hui d’écouter, d’analyser et de transmettre. Contactés par la rédaction de Laura Dave Média, les deux artistes reviennent sur ces musiques d’hier qui nourrissent encore leur inspiration et participent à la transmission de l’héritage musical camerounais.
PAKITO : Les chansons qui ont fait naître l’amour de la musique
Pour Pakito, tout commence par une passion sincère pour la musique, bien avant les projecteurs.
« J’aime le dire à qui veut l’entendre, avant d’être un musicien, j’ai d’abord été fan, parce que j’ai d’abord aimé la musique. »
Parmi les chansons qui ont bercé son enfance et qu’il continue d’écouter, il cite sans hésiter Redemption de Bob Marley, Sophie de Dina Bell, Live mwen diw awa de Kassav, ou encore Dibena de Toto Guillaume. Des œuvres qu’il considère comme de véritables écoles musicales.
Selon lui, ces chansons portent souvent des messages profonds, parfois mal compris.
« Beaucoup de gens ont tendance à croire que c’était juste un révolutionnaire et s’identifiaient à des sons comme Redemption. »
Pakito nuance :
« Mais par contre, c’est un grand lover, parce que quand tu te donnes le light dans l’eau, c’est fort comme un message d’amour. »

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Au-delà du message, ces titres restent pour lui des supports d’apprentissage permanents.
« Tous les jours quand j’écoute, c’est soit une guitare, soit une batterie, soit un agencement d’harmonisation qui fait que j’apprends toujours. »
« Moi, je suis dans une quête de savoir, je suis toujours en train d’apprendre. »
Quand la musique se transmet à la génération suivante
La longévité de ces chansons se manifeste jusque dans la sphère familiale. Pakito raconte un moment marquant vécu avec sa fille :
« Je l’ai surprise en train de faire la lessive en fredonnant Dina Bell. Je lui ai demandé c’était quelle radio. Elle m’a dit : “Papa, c’est ma musique d’écoute.” »
Surpris, il insiste :
« Je lui ai dit Dina Bell ? Elle m’a répondu : “Oui papa, Dina Bell, c’est mon idole.” »
Pour l’artiste, cette scène confirme que les chansons de son enfance continuent de circuler, de toucher et de s’imposer bien au-delà de sa génération.
BOY TAG : Des chansons qui ont façonné la conscience culturelle
Chez Boy Tag, ces musiques d’enfance ont joué un rôle structurant dans la construction de son identité artistique et culturelle.
« Je pense que les chansons que j’ai vraiment appréciées, on a Folklore Bamiliké de Takam II, Musique Calculée de Ndédi Eyango, Golgotha de Jean-Pierre Essome, et le Benssikine. »
Des titres qui, selon lui, ont forgé son rapport à la culture et à la création.
« Ce sont des chansons qui ont influencé mes chansons et ont orienté ma culture dans le chant bien sûr. »
Cette influence se retrouve dans son engagement artistique actuel.
« C’est pourquoi j’ai toujours essayé, du mieux que j’ai pu, de représenter ma chanson et ma culture dans les chansons que j’ai appréciées. »

Écouter pour transmettre
Pour Boy Tag, ces chansons sont aussi porteuses d’une responsabilité vis-à-vis des générations futures.
« Les anciens ont apprécié leur chansons et je voudrai que par mes chansons la nouvelle génération se laisse aussi bercer. »
Il conclut en réaffirmant son attachement à ces œuvres fondatrices :
« Donc ces chansons que j’ai mentionnées, ce sont des chansons que j’ai appréciées et qui m’ont aidé à me façonner en tant qu’artiste. »
Des chansons comme mémoire et héritage
À travers les témoignages de Pakito et Boy Tag, une évidence s’impose : les chansons de l’enfance ne disparaissent jamais. Elles traversent le temps, s’écoutent encore, s’analysent, se transmettent et continuent de nourrir la culture musicale camerounaise.
Elles sont à la fois mémoire collective, école artistique et héritage culturel vivant.
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Muriel Yanga





