En pleine tournée européenne, l’artiste mbolé Petit Bozard a accepté de répondre aux questions de Laura Dave Média. Il met les choses au clair concernant la récente polémique l’opposant à Happy d’Effoulan et partage sa vision d’un mouvement qu’il veut pérenne.
La toile camerounaise s’est enflammée ces derniers jours. La cause ? Une déclaration de Petit Bozard, « Le Capitaine de la rue« , qui a exclu son collègue Happy d’Effoulan de son « top 5 » des artistes mbolé.
Contacté en France, où il débute une tournée européenne ce week-end, l’artiste a tenu à éteindre l’incendie, affirmant que ses dires ont été déformés par les « détracteurs« .
Une polémique née d’un débat sur les « veillées »
« Les Camerounais ont pris l’habitude d’attiser la haine », déplore-t-il d’emblée. Il explique l’origine de la controverse : « J’étais dans un débat sur TikTok avec des collègues mbolé. Nous discutions sur les veillées que nous faisions dans le passé […]. Un internaute a demandé où était Happy d’Effoulan à cette époque et j’ai répondu qu’il n’était pas là. Ce qui est vrai.«

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C’est dans ce contexte très précis qu’il a ensuite dressé son top 5. « Le top 5 que j’ai fait, aucun artiste mbolé célèbre n’en fait partie parce que le débat portait sur les veillées. […] Happy n’en fait pas partie et moi-même je n’en fais pas partie. Toute cette partie n’a pas été partagée.«
Petit Bozard insiste sur la nature collective de sa musique.
« Le mbolé est une musique d’ensemble. Une seule personne ne peut pas faire le mbolé », martèle-t-il, rappelant que le mot « mbolé » signifie « veillée » à l’origine. « Je ne fais pas de clash et de comparaison dans ma carrière. Si je parle mbolé, que certains influenceurs se taisent parce qu’ils ne connaissent pas. »
« Faire vivre le mbolé dans tous ses états »
Au-delà de la polémique, l’artiste se concentre sur son actualité. En Europe depuis septembre, il compte y rester jusqu’en décembre pour son « Europe Tour« .
« Je ne ferai pas seulement le show avec la musique mais je vais faire vivre le mbolé dans tous ses états au public. Avec Petit Bozard sur la scène, le mbolé se raconte et se vit à travers les émotions.«

Il porte un regard lucide sur son mouvement, s’inquiétant de sa pérennité : « On a vu des artistes mbolé gagner les prix et disparaître. Nous ne voulons pas ça. […] Le mouvement ne doit pas disparaître.«
Un regard sur la situation au Cameroun
Interrogé enfin sur la situation sociale au Cameroun, l’artiste prône l’apaisement et le travail.
« Il est bien vrai que nous sommes tous conscients du système qui n’écoute pas nos préoccupations, mais ce n’est pas une raison de détruire les biens communs », déclare-t-il. « Il y a une façon pacifique de revendiquer. Aux jeunes comme moi, la vie nous a montré qu’il faut se battre pour réussir.«

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Ève-Pérec N.BEHALAL





