Le métier de taximan a franchi un nouveau cap au Cameroun. Le samedi 23 août 2024, à Yaoundé, la première édition de Maso, une initiative portée par la microfinance RENAPROV, a couronné Mbouhouh Pierre Nestor, alias “Tchotcho de la capitale”, meilleur chauffeur de taxi du pays. Fier de ce sacre, le lauréat, contacté par la rédaction de Laura Dave Média, revient sur ce moment historique et partage les secrets qui l’ont mené vers cette distinction.
Un parcours forgé par le travail
Pour Tchotcho, ce trophée n’est pas tombé du ciel mais est le fruit d’un long chemin. « J’ai commencé par la brouette, ensuite le pousse, la moto, puis différents taxis. J’ai eu trois patrons dans ma vie pour qui j’ai travaillé et durant cette période j’ai toujours été honnête et sérieux. Aujourd’hui, cette récompense est le fruit d’un travail de longue durée », confie-t-il avec émotion. Une trajectoire qui témoigne de la valeur du labeur et de la constance dans un métier trop souvent sous-estimé.

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Sensibiliser et valoriser un métier noble
Au-delà de sa victoire, Tchotcho veut transformer cette reconnaissance en mission. « Le taxi est un métier noble. On ne doit pas mépriser un métier qui nous nourrit. J’invite mes collègues à aimer leur travail, à le faire par passion et non par frustration. Notre bureau, c’est notre taxi : il doit inspirer confiance et respect », martèle-t-il. Pour lui, la sécurité et la satisfaction du client doivent être les priorités des chauffeurs, afin de donner un nouveau visage au transport urbain au Cameroun.

Entre fierté et mission
S’il se dit honoré, Tchotcho ne compte pas s’arrêter là. « Mon plus grand défi aujourd’hui est de continuer à sensibiliser les jeunes qui veulent être comme moi. Il faut que chaque client qui sollicite nos services se sente satisfait et surtout en sécurité, comme on le voit dans d’autres pays. Ma fierté au quotidien, c’est de rendre les gens heureux dès qu’ils montent dans mon taxi », assure-t-il. Son sacre, loin d’être un aboutissement personnel, devient ainsi une plateforme pour inspirer, éduquer et élever tout un corps de métier.

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William Nlep





