20 novembre 1996 – 20 novembre 2025. Voilà vingt-neuf ans que s’est éteint prématurément Auger Nyamsi Kotto, alias Kotto Bass. Foudroyé à seulement 33 ans, l’artiste camerounais était en pleine ascension. En cette date de commémoration, Martino Ngallè, qui le considère comme un mentor, lui rend un hommage vibrant, chargé d’émotions et de gratitude.

Un 20 novembre gravé dans les mémoires
Chaque année, la douleur reste vive.
Pour Martino Ngallè, ce jour reste l’un des plus marquants de sa vie :
« C’est toujours un moment triste de penser à ce jour. J’avais pleuré à chaudes larmes quand j’ai appris son décès. »
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Kotto Bass, le génie du Makossa fusion
Martino Ngallè ne tarit pas d’éloges pour celui qu’il surnomme « le génie ». Pour lui, Kotto Bass n’était pas seulement un artiste, mais une institution :
« C’était un très bon auteur-compositeur, un très bon chanteur, un très bon guitariste, un très bon bassiste, un très bon arrangeur. C’est beaucoup de casquettes. »
L’interprète de “Edith Ndol’Ango” et “Concours de patience” a marqué une génération par sa signature unique, un mélange raffiné de Makossa et de rumba congolaise.
Une technique tellement pointue que ses chansons sont encore aujourd’hui difficiles à reprendre :
« Les techniques de chant qu’il a employées ne donnent pas la facilité à n’importe quel chanteur. »

Son génie, respecté même des plus grands, a laissé une empreinte indélébile.
Un devoir de mémoire
Parti trop tôt, Kotto Bass laisse un vide immense :
« Le Cameroun a perdu quelqu’un de très cher », regrette Martino Ngallè.
Pour honorer cet héritage, il a récemment revisité l’un de ses titres phares :
« En juillet, j’ai commis une reprise de Na Si Ma Ka Pè, une chanson qui est d’ailleurs aimée. »
Il adresse surtout un appel direct à la jeunesse :
« Il faut que la nouvelle génération essaie de réécouter ses chansons qui ont fait énormément de bien au Cameroun. »
Vingt-neuf ans après sa disparition, Kotto Bass demeure une lumière qui refuse de s’éteindre. À travers les hommages comme celui de Martino Ngallè, son œuvre continue de vivre, d’inspirer et de réunir. Réécouter Kotto Bass, c’est préserver une part essentielle de l’âme musicale camerounaise. Un devoir de mémoire, mais surtout un acte d’amour envers un patrimoine qui ne doit jamais tomber dans l’oubli.

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Ève-Pérec N. BEHALAL





