Didistone brise le silence après la dédicace de Koffi Olomidé : lors du concert du 6 septembre à Bruxelles, le chanteur congolais a cru tendre une main en chanson à sa fille. Mais pour Didistone, cette scène n’efface pas les blessures profondes. Sur un statut Instagram samedi dernier, elle remet les choses au clair : « Je suis sa fille, pas une chanson. » Une parole forte, lucide, qui rappelle que les liens familiaux ne se réparent pas sous les projecteurs.

« Une dédicace ? Vous croyez que ça m’émeut ? »
Le public était debout, les caméras braquées sur la scène, la voix de Koffi Olomidé s’élevait dans l’enceinte de l’ING Arena. Lorsqu’il a entonné quelques paroles évoquant sa fille Didistone, certains y ont vu un geste de réconciliation. Une main tendue. Un cœur de père qui parle à travers l’art.
Rejoignez notre chaîne WhatsApp pour ne rien rater sur l’actualité people en cliquant sur je m’abonne
Mais pour la principale concernée, c’est un non catégorique.
« Vous ne réalisez pas la gravité, la complexité, ni l’ampleur des problèmes que nous avons. »
Sur ses réseaux, Didistone a répondu calmement, mais fermement. Elle refuse qu’on réduise sa douleur à une séquence virale ou à une chanson nostalgique. « Pour vous, tout ça n’est qu’un jeu, un simple divertissement. Une saga d’internet, lol. »
Ce « lol », c’est tout sauf une moquerie. C’est un constat amer. Un rire jaune face à ceux qui pensent qu’un simple morceau de 2004 chanté devant des milliers de fans pourrait effacer des années d’incompréhension, de distance, et surtout d’absence.
Une famille, pas un feuilleton
Didistone ne joue pas. Elle ne fait pas de buzz. Elle parle vrai. Elle ne veut pas de projecteurs sur une douleur qu’elle tente de gérer loin du regard du public. « Je ne suis pas une mélomane en quête d’être “dédicacée”, mais sa fille, un lien qui dépasse largement toutes ces histoires de musique, de titres ou d’apparences sur le net. »

Et le message est clair : chanter son prénom ne signifie rien si, dans la réalité, les liens sont rompus.
« Qu’il chante pour VOUS faire plaisir à VOUS, SON PUBLIC, ou qu’il ne le fasse pas, m’est totalement égal. Ce n’est pas ça qui arrangera quoi que ce soit. »
Elle rejette l’illusion. Le vernis public. Le faux-semblant. Pour elle, seule une démarche personnelle, intime et sincère aurait du poids. Pas une mise en scène.
Rappel : une discorde ancienne et profonde
Lire aussi :
La rupture entre Koffi Olomidé et Didistone ne date pas d’hier. Depuis la séparation du chanteur avec Aliya , la mère de Didistone, les tensions se sont installées durablement. Si pendant longtemps elle est restée discrète, la jeune femme a fini par parler. Dénonçant les humiliations, les trahisons, et surtout l’image médiatique utilisée contre elle.
En 2023 et 2024, elle a coupé tout contact avec son père. Elle l’a dit clairement : « Il n’y a plus de relation ». Même les tentatives de communication indirectes, comme cette récente dédicace, ne trouvent plus d’écho en elle. Elle a pardonné, oui. Mais elle ne veut plus jouer un rôle dans un théâtre qu’elle n’a pas choisi.
Le pardon ne se crie pas, il se vit
À ceux qui veulent transformer cette douleur familiale en mélodie, Didistone répond avec maturité : ce n’est pas de la musique qu’elle attend, c’est de la vérité. Pas des refrains, mais des actions. Pas des hommages sur scène, mais du respect en coulisses. Et si le public applaudit, elle, ne claque plus des mains. Elle attend du réel, pas du spectacle.

Si cet article vous a intéressé n’hésitez pas à lire celui-ci
Vanessa BAHO





