« Revit » : la performance sauvage qui a hypnotisé le public de l’Institut français de Douala
Sandrine Panga, connue sous le nom d’artiste Pang’Art et lauréate Cité 237, a présenté cette semaine à l’Institut français de Douala une performance intitulée « Revit ». Entre body painting en direct, gestuelle et cris, l’artiste a plongé le public dans une expérience, destinée à réveiller « l’humain endormi » face à la destruction de sa Forêt-mère.

Le corps libéré : une carte blanche transformée en manifeste
Peinture, lumières et autres… Pang’Art ne se contente pas d’exposer :
elle délivre, exorcise et revendique.
« Je me considère comme un oiseau », confie-t-elle, le visage encore marqué de pigments. « Mon art n’est pas loin du body painting parce qu’on veut toujours enfermer les gens. Moi, je viens libérer le “moi” qui est en chacun de nous. »
Formée à l’Académie des Beaux-Arts de Ngoa-Ekelé, l’artiste détourne ses « imperfections » pour en faire une armure symbolique et invite le public à regarder « le cœur et l’âme plutôt que l’apparence ». La salle assiste à une performance où chaque geste devient un cri pour la liberté.

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Revitaliser l’essence : un rituel contemporain contre l’amnésie écologique
Accompagnée du performeur et rappeur Mariki Ndoumbé, Pang’Art incarne une nature blessée, mutilée, mais encore capable de résilience.
« Ce soir, c’était joie et tristesse à la fois », confie Mariki.
« Ce qu’elle a proposé est rare dans notre environnement. Elle est vraie, elle l’a toujours été, et ce soir elle l’a encore prouvé. »
Avec « Revit », il ne s’agit pas d’une simple performance artistique mais d’un retour aux sources, un rappel que « même des jumeaux n’ont pas la même nature », et que la première liberté consiste à s’accepter tel que l’on est, blessures comprises.

Une salle en transe : Douala secouée par l’intensité
À la fin de la performance, cris et applaudissements ont envahi la salle de l’Institut français de Douala.
Certains spectateurs décrivent un moment “animal, vrai et nécessaire”.
Pang’Art, elle, a quitté la scène, mais son empreinte reste incrustée dans les murs, dans les corps, dans les respirations retenues.
Le public est reparti bouleversé… mais convaincu d’une chose :
la révolution commence nue, sale et libre.
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Vanelle TCHOFFO





