L’artiste musicien Ghislain Dimaï, connu pour sa voix et ses mélodies, s’est lancé dans un combat inattendu : celui de rendre aux musiciens de l’ombre la lumière que le digital leur a jusqu’ici refusée. Poussé par une épreuve personnelle qui a mis en péril son propre instrument, ses cordes vocales, il lance My Digital Cabaret (Mydica), une initiative audacieuse pour révolutionner la scène live au Cameroun.
Le déclic, une épreuve transformée en mission
Alors que le monde digital semble sourire principalement aux comédiens et humoristes, les instrumentistes, pourtant piliers de la musique, restent souvent dans l’anonymat. C’est ce constat amer, couplé à une alerte de santé, qui a servi de catalyseur à Ghislain Dimaï.
« Après m’être fait opéré de mes cordes vocales en Europe, je me suis dit qu’il fallait que je marque mon existence avec une idée », a-t-il confié lors de l’émission L’INVITÉ sur Laura Dave Média Télévision.

Loin de se laisser abattre, il a transformé cette vulnérabilité en force. « MyDiCa » est né de cette volonté de laisser une trace, de créer une plateforme où le talent brut des instrumentistes est non seulement exposé, mais célébré. « Je veux que des musiciens, des bassistes, des percussionnistes puissent être reconnus et devenir des stars grâce au digital. Le challenge est que chacun soit reconnu pour son instrument« , explique l’artiste.
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« MyDiCa », plus qu’une scène, une école du vrai live
Face à la domination du playback et du semi-live qui appauvrissent la performance musicale, My Digital Cabaret se positionne comme un bastion de l’authenticité. Le projet est une véritable bouffée d’oxygène pour la scène camerounaise, avec une double ambition.
D’une part, il s’agit d’une confrontation directe avec l’exigence du direct.
» Ce projet est une rencontre avec le vrai live, sous la pression des caméras« , souligne Ghislain Dimaï. Les musiciens sont mis au défi de donner le meilleur d’eux-mêmes, sans filet.
D’autre part, MyDiCa revêt une dimension pédagogique essentielle.
« Il y a un aspect formation, notamment au niveau des chœurs, pour que les artistes comprennent comment les harmonies se font« , précise-t-il. L’initiative vise à rééduquer à la fois les artistes et le public, en restaurant la noblesse et la complexité de la musique live.

De l’écran de smartphone au petit écran
Pensé pour le digital, le projet prend une nouvelle ampleur. Ghislain Dimaï annonce que MyDiCa est en passe de devenir une émission télévisée, enregistrée par saisons. Le rendez-vous est fixé : « L’émission devrait passer le samedi après le journal télévisé, en simultané sur nos pages digitales (Facebook, TikTok) et à la télévision. «
L’interactivité sera au cœur du dispositif, permettant au public de commander des chansons et de soutenir financièrement les musiciens directement via leur téléphone. En attendant le lancement officiel, les mélomanes sont invités à rejoindre la communauté en s’abonnant aux pages Cabaret Digital Mydica.
Touché dans sa chair mais porté par une passion inaltérable, Ghislain Dimaï s’apprête à redonner son âme à la musique live camerounaise. Pour découvrir en profondeur sa vision et plonger dans les coulisses de ce projet novateur, rendez-vous ce vendredi à 18h00 sur Laura Dave Média TV. Une rencontre exclusive à ne pas manquer, où l’artiste lève le voile sur son parcours, ses blessures et la renaissance créative qui l’anime.

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Ève-Pérec N.BEHALAL





