L’année 2026 démarre sous le signe de la polémique pour Ngando Pickett, mascotte non officielle des Lions Indomptables. Personnage adulé pour sa fidélité et son engagement auprès de l’équipe nationale, il se retrouve une fois de plus au cœur d’une controverse, cette fois à Rabat, au Maroc, en marge de la CAN 2025.

Un séjour marocain qui vire au cauchemar
Le samedi 3 janvier 2026, Ngando Pickett et sa troupe font face à une perte de bagages à la gare voyageurs, à leur arrivée en provenance d’Agadir. Deux sacs contenant passeports, billets d’avion, argent liquide, tenues, peintures et effets personnels disparaissent, compliquant leur séjour et toute possibilité de retour. « Le papa a perdu nos deux sacs avec toutes les tenues, tout l’argent, les passeports et les billets d’avion », confie un membre de la troupe, dépassé.
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Contacté par la rédaction de Laura Dave Média, Ngando Pickett confirme l’ampleur des pertes : « Moi-même Ngando Pickett, j’ai perdu ma tenue pantalon vert-rouge-jaune, mes peintures, mes pinceaux et mes habits. Mon batteur Joko Dominique dit “Ancien” a perdu son passeport et son billet d’avion. En plus de ça, des bâches pour l’animation lors des matchs sont parties. »
Réseaux sociaux en feu, Ngando sort de ses gonds
L’incident prend une autre dimension sur les réseaux sociaux camerounais. Loin de la compassion Ngando Pickett fait face à une vague de critiques, d’insultes et de soupçons, certains internautes évoquant une stratégie ou un futur appel à cotisation. Excédé, il réagit sans filtre : « À la fin, vous me voulez même quoi ? Si on perd nos affaires, on n’a pas le droit de le dire ? »

Dans un autre message adressé à la rédaction, il dénonce ce qu’il considère comme de la jalousie : « Vraiment, il y a certaines personnes jalouses qui m’insultent et je sais pourquoi. J’ai été abandonné au pays, n’en déplaise aux jaloux. Je suis le supporter le plus connu et le ministre ne pouvait pas me laisser avec mon groupe à Douala. »
Le financement du voyage, cœur de la controverse
La polémique s’intensifie autour du financement de son déplacement. Après avoir laissé entendre que le ministère des Sports avait facilité le voyage, Ngando Pickett se retrouve attaqué en ligne. Il clarifie alors sa position, visiblement amer : « Dès que j’ai déclaré que c’est le ministre qui m’a fait voyager, j’ai été insulté par des personnes mal intentionnées. Voilà mon quotidien de tous les jours. »
Il insiste ensuite sur le caractère personnel et précaire de leur organisation : « Je ne voudrais plus parler d’argent avec lequel nous payons nos déplacements et notre nutrition, au risque de me faire encore insulter. On m’a conseillé de rester calme. »
Cette succession de déclarations contradictoires, ou mal comprises, nourrit la défiance d’une partie de l’opinion, pendant que d’autres continuent de saluer son bénévolat patriotique.



Un coup de gueule qui divise
Face aux attaques, Ngando Pickett explose publiquement : « J’ai toujours travaillé gratuitement pour le Cameroun depuis des années. Dès que j’annonce que j’ai perdu mes affaires, vous vous permettez de m’insulter. C’est de la jalousie ou quoi ? Vous êtes une bande d’ingrats. Foutez-moi la paix ! »

Un schéma déjà vu : de la CAN Côte d’Ivoire à la CAN Maroc
Pour de nombreux observateurs, l’épisode de Rabat rappelle fortement la polémique survenue lors de la CAN en Côte d’Ivoire. À l’époque déjà, Ngando Pickett et sa troupe avaient été confrontés à des difficultés logistiques et financières, générant buzz, émotions fortes et divisions sur les réseaux sociaux. Même scénario, mêmes réactions, même absence de cadre clair. Pour beaucoup, le problème dépasse l’homme et pose la question d’un vide institutionnel autour du rôle, de la sécurité et de l’encadrement des figures populaires gravitant autour des Lions Indomptables.
Au-delà de la colère, une question de fond
Ngando Pickett demeure un symbole de la passion footballistique camerounaise. Mais cette nouvelle affaire met en lumière un malaise plus profond : jusqu’où la solidarité populaire peut-elle protéger une figure médiatique sans statut officiel ?
La perte de bagages à Rabat n’est pas qu’un simple fait divers. Elle révèle un dilemme structurel entre folklore, bénévolat et organisation, et relance le débat sur la place réelle des mascottes dans l’écosystème du football camerounais.
Ngando Pickett est en colère. Et le débat, lui, est loin d’être clos.

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Diane Laure MISSEKOU





