Le championnat camerounais de première division reprend le 24 janvier 2026. Une nouvelle date de démarrage qui vient s’ajouter à une longue liste de reports. CAN, CHAN, contraintes logistiques, subventions ou encore frais d’engagement des clubs : autant de facteurs qui ont régulièrement bousculé le calendrier. Pour cette nouvelle saison, la MTN Elite One conserve toutefois un format en poule unique, avec 14 clubs engagés qui s’affronteront en matches aller-retour jusqu’au 10 juin 2026. Un système salué pour sa lisibilité, son volume de matches et sa capacité à réduire les soupçons de manipulation, contrairement à l’ancien modèle à play-offs.
Moins de clubs, mais une concurrence plus relevée
La réduction du championnat de 16 à 14 équipes rebat les cartes. Relégués la saison passée, YOSA, Union, Bamboutos et Astres laissent place à l’Aigle Royal de la Menoua et Unisport du Haut-Nkam. La géographie du championnat évolue avec seulement sept régions représentées.
Côté favoris, les projecteurs restent braqués sur la Colombe Sportive du Dja et Lobo, championne en titre, suivie de près par la Panthère du Ndé, vainqueur de la Coupe du Cameroun. Canon de Yaoundé, renforcé, et Coton Sport de Garoua, en quête d’un nouveau sacre depuis 2023, complètent le quatuor attendu.






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Infrastructures, arbitrage, salaires : les véritables défis de la saison
Terrains, ballons et arbitrage : les alertes des experts pour Simon Péguy, coach Tiki-Taka et consultant sportif, les défis dépassent le rectangle vert.
« Le problème des terrains va encore se poser. Plusieurs mécanismes ont existé : ONIES, État, FECAFOOT, clubs. Mais lesquels sont réellement enclenchés cette saison ? » Autres préoccupations : la qualité des ballons, la gestion des panneaux publicitaires, le financement des salaires des joueurs (fixés à un minimum de 200 000 FCFA en Elite One) et surtout l’arbitrage, après les polémiques de la saison précédente. « Est-ce que les arbitres seront payés ? Et surtout, seront-ils fair-play ? », s’interroge-t-il

Calendrier, entraîneurs et licences : la FECAFOOT sous pression
Du côté de la gouvernance sportive, Coach Lemdjo Kenvo Jean Claude, président de la commission de suivi de l’ACEEF, se veut rassurant. « Les clubs ont anticipé. Beaucoup sont déjà engagés dans le processus de licence. Ce ne sera pas fait à la dernière minute. » Il insiste également sur la rigueur administrative, la nécessité pour les clubs d’avoir un noyau stable avant la fermeture du mercato et surtout sur le contrôle strict des entraîneurs.
« Seuls les entraîneurs qualifiés seront désormais autorisés sur le banc. Il y aura un contrôle de veille à chaque match. »

Des coachs formés en Europe sous les projecteurs
Sur le plan tactique, l’attention sera portée sur les entraîneurs à formation européenne, notamment Nounke Patrice (UEFA Pro – Canon), Towa (Colombe) et Aroga (Panthère du Ndé). Pour le consultant Simon Péguy, ces techniciens incarnent la nouvelle exigence du championnat : « Ce sont des entraîneurs formés en Europe qui ont déjà montré qu’ils pouvaient apporter du jeu, de la rigueur et du spectacle à l’Elite One », souligne-t-il.

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Au-delà de l’Elite One, une saison nationale bien rythmée
En dehors de la MTN Elite One, la saison 2025-2026 s’annonce tout aussi dense avec une Guinness Super League programmée du 25 janvier au 10 juillet, une MTN Elite Two du 31 janvier au 6 juin suivie des barrages dès le 20 juin, ainsi que le football amateur, féminin et des jeunes prévu du 4 février au 15 juin 2026. Les disciplines connexes (futsal, beach soccer, Corpo et Vétérans) se joueront de mars à mai, tandis que la Coupe du Cameroun, de mai à juin, viendra clôturer une saison riche et multisectorielle.
Une saison test pour la crédibilité du football camerounais
Entre ambitions sportives, exigences professionnelles et incertitudes structurelles, la saison MTN Elite One 2025-2026 s’annonce comme un véritable test de maturité pour le football camerounais. Si le spectacle est attendu sur le terrain, la réussite de l’exercice se jouera aussi et surtout dans les bureaux, les stades et le respect des règles.
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