La polémique autour du retrait de Tocko Erwan Audrey, Miss Bonambela, du concours Miss Ngondo 2025 continue d’enflammer les réseaux sociaux. Entre spéculations sur ses origines, soupçons d’exclusion et rumeurs diverses, le débat autour de la représentativité et de l’inclusivité au sein de ce grand rendez-vous culturel Sawa ne cesse de prendre de l’ampleur. Face à la désinformation, la candidate elle-même, ainsi que son équipe, ont accepté de répondre à nos questions afin d’éclairer définitivement la situation.
Un retrait imposé par le canton, non par la candidate
Contrairement aux rumeurs virales, Tocko Audrey confirme qu’elle n’a jamais choisi de quitter la compétition :
« Le retrait est venu d’une décision interne à l’organisation au niveau cantonal, liée à des critères qui leur sont propres. Je respecte cette décision, même si elle a été difficile pour moi. Je n’ai pas été sanctionnée ni accusée de quoi que ce soit : c’était simplement un choix administratif et organisationnel qui ne dépendait pas de moi. »
L’équipe de Miss Bonambela abonde dans le même sens : « Miss Audrey n’a jamais été exclue et aucune pression liée à ses origines n’a été exercée sur elle. »
Ils précisent également que les informations circulant sur Facebook, laissant entendre qu’elle aurait un parent Bamiléké, sont entièrement fausses, rappelant que ses deux parents étaient des enfants Akwa.

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Pressions, émotions… et dignité : le ressenti de la candidate
Si la décision n’émanait pas d’elle, Tocko Audrey confie avoir traversé une période émotionnellement difficile, marquée par l’incompréhension du public et les nombreuses spéculations :
« Comme dans tout concours, il y a eu des moments de joie, mais aussi des moments de pression. L’équipe m’a accompagnée dans la mesure du possible… J’ai vraiment essayé de traverser tout cela avec dignité et calme. Je suis reconnaissante envers ceux qui m’ont apporté du soutien humain. »
Son équipe, de son côté, affirme avoir assuré un suivi constant pour préserver son bien-être face à la montée de la polémique.
Un débat plus large : inclusivité et représentativité au Ngondo
Le passage de Tocko Audrey dans la compétition aura finalement mis en lumière une discussion nécessaire :
« Je crois que mon passage dans Miss Ngondo 2025 a ouvert une vraie conversation sur l’inclusivité, la diversité et la représentativité… Nos identités sont multiples, riches, et méritent d’être accueillies avec ouverture. Je suis fière d’avoir contribué à ce débat, même malgré mon retrait. »

L’après-Ngondo : une vision, des projets et un engagement assumé
Loin de se laisser freiner, Tocko Audrey, mannequin et modèle professionnelle voit son retrait comme un nouveau départ : « Même si mon aventure s’est arrêtée, mon engagement pour la culture, l’éducation, la solidarité et la valorisation de notre patrimoine continue. Je travaille déjà sur plusieurs initiatives, notamment autour de la mise en lumière de nos traditions, à travers mon projet Tombele. Ce retrait n’est pas une fin : c’est juste un nouveau départ. »
Entre clarification, apaisement et perspectives, Tocko Erwan Audrey montre un sens remarquable de responsabilité et de respect envers le Ngondo, malgré les bouleversements. Son parcours, même interrompu, aura permis de faire émerger une conversation importante sur l’inclusivité culturelle, un enjeu essentiel pour l’avenir du concours. Souhaitons-lui la suite qu’elle mérite : une trajectoire engagée, authentique et profondément ancrée dans la culture Sawa.

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Diane Laure MISSEKOU





