Dans l’univers du cinéma, le maquillage est souvent perçu comme un outil de beauté, une touche discrète destinée à sublimer les visages. Mais entre les mains de Merveille Akamba, il devient bien plus qu’un art esthétique : c’est une arme de narration, un langage visuel qui choque, captive et raconte des histoires là où les mots s’arrêtent.
Artiste pluridisciplinaire, technicienne de cinéma, maquilleuse professionnelle spécialisée en effets spéciaux, prothésiste, posticheuse, actrice, formatrice et promotrice culturelle, elle incarne une figure incontournable du septième art camerounais. Présidente de l’ASMACC (Association de Maquilleurs de Cinéma et de Spectacles du Cameroun) et promotrice du festival Africa Make-up Week, Merveille Akamba fait partie de celles qui ont choisi de placer l’Afrique au centre des innovations esthétiques dans le cinéma.

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Un art né d’une fascination
Pour Merveille Akamba, tout a commencé par une attirance instinctive pour les visages et les corps. « Je faisais déjà des transformations sans savoir qu’il s’agissait du maquillage de cinéma », confie-t-elle à notre rédaction.
Sa rencontre avec le Chef Maquilleur français Alain Folgoas a été décisive : elle découvre alors que son talent pouvait dépasser le cadre de l’esthétique classique pour s’aventurer dans la création d’illusions réalistes (blessures, brûlures, amputations, métamorphoses). Une passion devenue mission : offrir aux récits africains des images d’une authenticité comparable aux grandes productions internationales.

Quand le maquillage devient récit
Son processus créatif est une véritable plongée dans l’histoire à raconter. « Tout commence par le scénario : je lis, j’écoute, je ressens », explique-t-elle. Viennent ensuite les croquis, le choix des textures et des matériaux, la fabrication artisanale des prothèses, puis leur application minutieuse sur le comédien.

Transmettre et bâtir une identité africaine
À travers l’ASMACC et son centre de formation, elle initie les jeunes aux techniques exigeantes des effets spéciaux et leur inculque une éthique de métier. « Je veux que chaque maquilleur devienne un auteur de son art et sensibilise à travers ses pinceaux. Je crois en une identité visuelle africaine forte », insiste-t-elle.

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Ève-Pérec N.BEHALAL





