Invité sur le plateau de l’émission Peop’s de Laura Dave Média TV, l’enseignant d’espagnol Babi Ahmed a livré une réflexion sur la gestion du harcèlement en milieu scolaire. Pour lui, la solution passe par la confiance, la considération et la cohésion sociale entre les apprenants.
La confiance, fondement de la lutte contre le harcèlement
Au cours de son intervention, Babi Ahmed a souligné que la première étape pour prévenir le harcèlement scolaire est d’instaurer un climat de confiance entre les élèves et leurs encadreurs :« Tout commence par la confiance, la considération », a-t-il affirmé, rappelant qu’un apprenant respecté et valorisé, indépendamment de ses moyens, se sent davantage intégré au groupe.

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Les inégalités sociales comme facteur déclencheur
L’enseignant d’espagnol a mis en lumière un constat fréquent dans les établissements scolaires : le déséquilibre social. Certains élèves, a-t-il relevé, subissent des moqueries parce qu’ils n’ont pas de manuels scolaires, parce qu’ils portent des chaussures abîmées ou des vêtements jugés inadaptés. Autant de réalités qui, selon lui, ne sont pas toujours de la responsabilité des parents mais qui placent les enfants en situation de vulnérabilité face à leurs camarades.
La responsabilité de l’enseignant dans la prévention
Pour Babi Ahmed, la gestion de ces disparités relève en grande partie de la responsabilité de l’enseignant : « Moi par exemple, j’installe dans leur tête que même avec le minimum tu peux être propre », a-t-il expliqué. Il a précisé qu’il privilégie un accompagnement individuel en contactant les parents des élèves en difficulté afin de réduire le sentiment d’exclusion. Il avertit aussi sur le danger de ne mettre en avant que les élèves disposant de tous les manuels scolaires, au risque de démotiver ceux qui n’en ont pas.

Harcèlement et réussite scolaire : un lien direct
Selon l’enseignant, le harcèlement scolaire génère frustration et repli, ce qui empêche les élèves concernés de s’épanouir et compromet leur réussite académique. Un élève marginalisé peut aller jusqu’à détester une matière et se désintéresser totalement du processus d’apprentissage.
La cohésion sociale comme solution durable
Babi Ahmed a insisté sur la nécessité de promouvoir la cohésion sociale au sein des classes. Pour lui, il est essentiel de trouver un équilibre permettant à chaque apprenant de se sentir valorisé, quelle que soit sa situation. C’est en créant ce climat d’inclusion que l’école pourra réduire efficacement les risques de harcèlement et favoriser la réussite collective.

L’intégralité de l’émission Peop’s est à suivre très bientôt sur Laura Dave Média TV et sur notre chaîne YouTube.
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Rosy Mireille NANJIP





