À Douala, l’Institut français du Cameroun a lancé sa saison culturelle 2026 lors d’une soirée consacrée à la pensée d’Édouard Glissant. Devant un public rassemblant auteurs, artistes, étudiants et acteurs culturels, les échanges ont porté sur le concept du « Tout-Monde », au cœur de cette programmation qui entend explorer les liens entre cultures et imaginaires.

Une scène, un corps, une voix : Glissant raconté en art vivant
Tout commence dans le silence. Puis la scène s’anime. Le spectacle « Glissant, une vie », porté par Aliocha Wald Lasowski, mêle philosophie, récit, danse et musique.
« L’histoire que nous allons vous raconter ce soir commence il y a près de 100 ans… »
Une danseuse raconte Glissant par le mouvement, une flûte traduit ses voyages, des mots deviennent chants. Entre Antilles et Afrique, entre douleurs et espérances, le Tout-Monde prend chair.

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Philippe Oyono, flûtiste, explique :
« Nous avons utilisé plusieurs flûtes selon les déplacements de Glissant en Afrique, en Asie, en Martinique. C’était une manière de respecter chaque culture. Le public était vraiment à l’écoute. »

Le Tout-Monde comme boussole culturelle
Pour Marc Monsallier, directeur de l’IFC Douala, cette saison va irriguer toutes les disciplines : « La créolisation, la relation, le Tout-Monde… tout cela va influencer la danse, la musique, les arts visuels. Nous avons mis en avant les croisements entre artistes camerounais, antillais, français et européens. Glissant, c’est la rencontre. »
La programmation 2026 promet festivals de danse, expositions, concerts, joutes verbales et ateliers jeunesse.
Quand la danse raconte la douleur et la joie
La chorégraphe Fanny Abega confie avec émotion : « Pour devenir danseur, tu dois souffrir, pleurer, être humble… puis rire. Glissant serait fier de ce qu’on a fait ce soir. Le public de Douala est magnifique. Les mots sont une chanson pour moi. »

Un spectacle pour penser, ressentir et transmettre
Aliocha Wald Lasowski, conteur de la soirée, rappelle l’enjeu : « Glissant nous donne des mots pour l’avenir : Créolisation, Archipel, Tout-Monde. Ces mots ont un sens pour la jeunesse camerounaise, dans tous les quartiers, toutes les disciplines. »

Jeunesse & création numérique : l’avenir au cœur du projet
La saison met aussi l’accent sur les jeunes avec des ateliers de web-séries dans les établissements scolaires. Marie Emmanuelle Wamanisa, chargée de mission audiovisuel explique :« L’idée est de donner aux adolescents un espace d’expression à travers l’écriture, le jeu d’acteur, le tournage, le montage. Ils sont entre deux mondes, comme Glissant. »

Un public conquis, une salle debout
Après les expositions et le spectacle, une phase d’échanges a permis au public de dialoguer avec les artistes. M. Nguetcheu, écrivain-poète, témoigne : « Je connaissais Glissant par quelques textes. Mais ce soir, je l’ai vécu. J’ai aimé. »

Une saison qui commence comme une promesse
Avec cette soirée inaugurale, l’IFC de Douala donne le ton: une culture qui relie, qui questionne, qui fait dialoguer les mondes. La saison 2026 est lancée. Et avec elle, une invitation claire : « Agis dans ton lieu, pense avec le monde. »
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Diane Laure MISSEKOU





