La CAN 2025, remportée par le Sénégal, restera dans les mémoires… mais pas seulement pour ses exploits sportifs. Les nombreuses polémiques autour de l’arbitrage ont jeté une ombre sur la compétition, exposant des failles inquiétantes dans la gestion et la neutralité des matchs.
Favoritisme et décisions contestées
Un penalty accordé au Maroc dans les toutes dernières minutes, alors qu’un but sénégalais avait été refusé sans recours à la VAR, a déclenché tensions extrêmes et débordements dans les tribunes, avec deux sélectionneurs proches de l’affrontement. Pour de nombreux observateurs, ces incidents ne sont pas isolés : tout au long du tournoi, les décisions arbitrales semblent avoir favorisé le pays organisateur.

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Phase de groupes : des débuts houleux pour l’arbitrage
Dès la phase de groupes, les polémiques ont éclaté. Égypte – Afrique du Sud (1‑0) a suscité la colère pour un penalty accordé aux Égyptiens et un penalty refusé aux Sud-Africains malgré la VAR. RDC – Bénin a aussi été contesté pour une main non sanctionnée de Chancel Mbemba. Le Mali, les Comores et le Maroc ont été régulièrement au centre des critiques sur des décisions jugées favorables au pays hôte.

Polémiques et indignation : les entraîneurs africains montent au créneau
Les critiques fusent de toutes parts après la CAN 2025. Hossam Hassan, sélectionneur de l’Égypte, a dénoncé un arbitrage « incompréhensible » et un calendrier « injuste », pointant un avantage logistique significatif pour le Sénégal, avec un jour de repos supplémentaire et aucun déplacement pour ses joueurs. Dans le même temps, Hugo Broos, entraîneur de l’Afrique du Sud, s’est indigné de l’absence de penaltys flagrants lors de leur rencontre contre l’Égypte, malgré l’intervention de la VAR, dénonçant un traitement inégal qui a alimenté la frustration des équipes africaines face à des décisions jugées incohérentes.

Quart de finale : Le Cameroun déçu mais lucide
Lors des quarts de finale, Maroc – Cameroun (2‑0) a suscité de vives critiques. Un contact évident sur Bryan Mbeumo dans la surface n’a pas été sanctionné et la VAR n’est pas intervenue, privant le Cameroun d’un penalty qui aurait pu changer l’issue du match. Les joueurs, dont Mbeumo et Carlos Baleba, ont exprimé leur frustration, estimant que l’arbitrage a influencé la qualification du Maroc. Le sélectionneur David Pagou a préféré retenir le positif : « Les arbitres sont humains, il y a des faits de jeu… nous allons préparer l’avenir ».

Les experts alertent
Salim Oussaci, ancien arbitre international, dénonce un « contrôle strict sur les rouages de l’arbitrage » par le pays organisateur et un usage partial de la VAR, qui aurait influencé des matchs clés contre le Cameroun, le Mali ou les Comores. Pendant que M. Benchaâ, superviseur des arbitres algérien, confirme que plusieurs équipes, y compris l’Algérie, ont été pénalisées par de graves erreurs d’arbitrage, portant atteinte à la crédibilité du football africain.

Un signal d’alarme pour la CAF
Entre erreurs techniques, non-recours à la VAR et présomption de favoritisme, la CAN 2025 met en lumière un problème structurel : la CAF doit garantir la neutralité des arbitres et la transparence des compétitions. Sans cela, même le sacre sportif du Sénégal est éclipsé par le chaos arbitral.
La CAN 2025 couronne un champion, mais expose un malaise profond : les fans, les équipes et les observateurs dénoncent un football africain humilié par un arbitrage chaotique, un rappel brutal que l’intégrité du jeu reste à protéger !

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Diane Laure MISSEKOU





