mercredi, janvier 21, 2026
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La coiffure comme scène du militantisme artistique à Douala

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Lors de l’édition 2025 du Douala Music Art Festival DOMAF, le pôle Mode s’est transformé en un véritable laboratoire d’idées, où la coiffure est devenue un puissant vecteur de messages sociaux et d’expression identitaire. Nous avons rencontré deux créateurs dont les œuvres audacieuses ont marqué les esprits.

« Come High » : l’appel à l’élévation de Fonkwin Sylvia

Pour Fonkwin Sylvia, fondatrice de Karis Beauty et Karis Organics, sa première participation au DOMAF fut une révélation. Son œuvre la plus remarquée, sobrement intitulée « Come High » , ne tenait pas uniquement à sa hauteur impressionnante et sa complexité architecturale. Elle portait un message crucial destiné à la jeunesse.

La coiffure comme scène du militantisme artistique à Douala

« Nous savons que le pays ne va pas bien aujourd’hui, et certains jeunes sont déçus… Il y a tellement de choses à faire, » explique la créatrice. « J’ai pensé qu’à chaque situation, nous pouvions aller plus haut. Si nous nous concentrons sur notre but, nous arriverons au sommet. »

Cette coiffure se dresse ainsi comme un symbole de résistance et d’optimisme face aux difficultés, encourageant les jeunes à persévérer et à croire en un « futur brillant » au Cameroun. Pour Sylvia, l’art capillaire ne se limite pas à l’esthétique ; il est une consultation, un traitement, et surtout, un moyen d’inspirer. Elle conseille d’ailleurs aux aspirantes coiffeuses d’avoir avant tout de la passion et d’assurer une parfaite maîtrise de leur métier.

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Alphonse Baber, le dessin au service de la détermination

Le talent du dessinateur Alphonse Baber s’est littéralement matérialisé sur la tête de ses modèles. Initialement méfiant, il a vite réalisé l’envergure du DOMAF, le qualifiant finalement de « quelque chose d’énorme », ce qui l’a poussé à se surpasser.

Alphonse Baber utilise la tondeuse comme un crayon, transformant le crâne en une toile détaillée. L’œuvre qu’il a présentée au festival était un portrait symbolique.

« Ce qui m’a inspiré, c’est parce que quand vous voyez bien le portrait, c’est un portrait d’un jeune qui est déterminé, qui est sûr de réussir, même avec la coiffure, » confie-t-il. Ce mélange unique entre l’art du dessin classique et la coiffure (le hair design ou hair tattoo) a permis à Alphonse de transmettre un message de confiance en soi et de conviction inébranlable dans la réussite, quel que soit le domaine.

Le DOMAF, plus qu’un festival, une plateforme d’identité

Les prestations de Fonkwin Sylvia et Alphonse Baber, ainsi que celles des autres créateurs du pôle Mode, confirment la mission du Douala Music’Art Festival. Au-delà du spectacle et de la fête, l’événement offre un espace où les artistes peuvent ancrer leurs créations dans les réalités sociales, transformant des savoir-faire ancestraux ou modernes en de puissants commentaires sur le monde d’aujourd’hui. Le cheveu, sous leurs mains expertes, est élevé au rang de manifeste culturel et social.

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Ève-Pérec N.BEHALAL

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