Dans une sortie, Kaïsa Pakito met en lumière la jeune chanteuse Seppo, qui, à peine majeure, maîtrise déjà le Makossa et prouve que la relève culturelle est bien possible. Une prise de parole forte d’une artiste engagée, inquiète pour l’avenir du patrimoine musical camerounais.
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Seppo, un talent qui impressionne
« Quand j’ai commencé à suivre Seppo, je me suis dit que c’était un simple hasard », confie Kaïsa Pakito. Mais très vite, la jeune chanteuse a su se démarquer : d’une reprise de Ben Decca à des collaborations avec Toto Guillaume dans Mba Na Na, puis Salle John, son parcours a captivé l’artiste.

Pour Kaïsa, ce qui frappe avant tout, c’est la maîtrise culturelle et linguistique de Seppo : parler couramment le Duala et interpréter des chansons plus anciennes que celles de ses parents n’est pas donné à tous les jeunes talents. « Bravo à elle et aux parents qui ont transmis ce patrimoine », insiste-t-il soulignant le rôle central de la famille dans l’éducation culturelle.

Transmission des valeurs et du patrimoine musical
Rencontré par la rédaction de Laura Dave Média, Kaïsa a insisté sur un point crucial : la jeunesse est souvent déconnectée de la culture de ses aînés. Il voit en Seppo un exemple à suivre pour tous les jeunes artistes : apprendre, respecter et faire vivre les rythmes traditionnels.
« Seppo joue déjà admirablement son rôle. Parce qu’il a souvent été question de dire que les vieux ne passent pas le témoin, ils ne transmettent pas, mais elle est allée vers tous ce monde là, qui sont d’une autre époque, des valeurs sûres de la musique camerounaise. Personne ne lui a fermé la porte. Ça veut dire que les jeunes ne font pas assez leur travail de se rapprocher des vieux et celà doit se faire. », explique Kaïsa. Pour lui, les artistes comme Seppo sont des passeurs de mémoire musicale, capables de relier l’héritage à la modernité.

Assumer son identité : le Makossa comme moteur
Kaïsa Pakito encourage Seppo à assumer le titre de chanteuse de Makossa, un rôle qui n’est ni réducteur ni démodé : « Je pense que Seppo gagnerait à être ambassadrice du Makossa, non seulement pour maintenant mais pour le futur. Il n’y a aucune honte. Car, Savoir danser et interpréter le Makossa, le Bikutsi ou le Mangambeu n’a rien de ringard », a-t-il affirmé. Ainsi, l’avenir du Makossa dépend de la capacité des jeunes à s’approprier ces rythmes avec passion et créativité, en mêlant tradition et modernité, pour que la transmission continue de s’opérer.
Un message pour les artistes, parents et jeunes talents
Kaïsa Pakito conclut sur une note inspirante : il est possible de faire vivre notre patrimoine musical tout en innovant. Son message aux parents, aux artistes et aux jeunes talents : encourager, transmettre et laisser la musique circuler dans les cœurs.
« Avec la vulgarisation des réseaux sociaux et tout ce que ça comporte, les applications qui vont avec, les gens ont tendance à rester chez eux, chanter, faire leurs petits trucs, se lever eux même et trouver qu’ils sont bons. Vous gagnerez à aller vers les anciens. L’exemple est là, ça ne trompe pas. Voilà Seppo, elle ne ment à personne. », explique-t-il, saluant la détermination et le talent exceptionnel de Seppo.

La sortie de Kaïsa Pakito rappelle que derrière chaque jeune talent, il y a une histoire, une culture et un héritage à défendre. Seppo, par sa passion et sa maîtrise, incarne l’espoir d’un Makossa vivant et universel, prêt à séduire toutes les générations.
Pour en savoir plus
Diane Laure MISSEKOU





