À l’occasion de la Journée internationale des célibataires célébrée ce mardi 11 novembre 2025, la conseillère matrimoniale camerounaise Marlyse Ndoumbé a invité, dans un entretien accordé à Laura Dave Média, à considérer le célibat non comme un échec, mais comme une étape de croissance personnelle.
Le poids du regard social sur les célibataires
Dans la société africaine en général et en particulier la société camerounaise, être célibataire au-delà d’un certain âge reste un sujet sensible. Le regard des autres se fait parfois lourd, presque accusateur. Marlyse Ndoumbé le constate : « On est dans une société africaine où le regard porté sur le célibat constitue un élément assez essentiel à la chaîne de réalisation d’une vie. Aujourd’hui, un homme ou une femme qui, avec le temps et l’âge, reste seul crée des polémiques. » Ce constat reflète une réalité culturelle encore tenace : le mariage est perçu comme une étape obligatoire vers la réussite sociale. Pourtant, la modernisation des mœurs semble bousculer cette norme.

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Entre tradition et modernité : un équilibre fragile
Les mentalités évoluent, mais les réflexes anciens demeurent. Dans de nombreuses familles, le célibat est encore perçu comme un signe d’incomplétude. Marlyse Ndoumbé souligne « Ça nous ramène à notre époque d’hier où, à partir d’un certain âge, les mamans se chargeaient d’aller trouver des partenaires pour leurs filles, jugées trop vieilles pour rester encore à la maison », rappelle la conseillère matrimoniale. Ce tiraillement entre le poids de la tradition et l’ouverture à la modernité crée une tension émotionnelle forte chez beaucoup de célibataires. Ils se retrouvent à devoir justifier leur statut, parfois même à se défendre d’un choix pourtant personnel.
Le célibat, une saison de découverte de soi
Pour Marlyse Ndoumbé, il est urgent de changer de regard. Le célibat n’est pas une parenthèse, mais une période de construction personnelle. « Le célibat n’est pas une saison qu’on vit en attente de quelque chose. C’est une saison de vie comme le mariage, une invitation à la rencontre de qui nous sommes », affirme-t-elle avec conviction. Cette vision réconcilie le célibat avec la valeur de l’individu. Elle redonne sens à une étape souvent vécue dans la culpabilité, en rappelant que l’amour véritable commence d’abord par la connaissance de soi.

Vivre le célibat comme une victoire personnelle
Face à la pression sociale, Marlyse Ndoumbé appelle à une réappropriation du sens de la réussite : « Si le célibat est défaitiste pour vous, vous le vivrez difficilement. Mais si vous le considérez comme une saison, vous l’aborderez différemment. »
Son message est clair : le célibat n’est ni une faute, ni un échec, mais une opportunité de croissance. Dans une société où le mariage reste un symbole, apprendre à valoriser cette période de vie devient un acte d’affirmation. Être célibataire, c’est peut-être aussi choisir de mieux se préparer à aimer.

Audrey Nabila Monkam, Miss Cameroun 2020 quitte le cercle des célibataires.
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William Nlep





