Il y a des artistes qui montent sur scène.
Et puis il y a ceux qui ouvrent des chemins.
Sous les lumières feutrées de l’Onomo Hôtel de Douala, Gaëlle Wondjé n’a pas simplement donné un concert le 11 janvier 2026. Elle a ouvert un livre de vie. Entre notes suspendues et silences habités, elle a invité le public à traverser vingt années de musique, de luttes et de beauté. Une soirée d’âme et de souffle, à son image, où elle a dévoilé son troisième album, Mukati, une passerelle sonore jetée entre les cultures, les générations et les mondes.

Une artiste restée fidèle à son essence
Au micro de Laura Dave Média, la chanteuse et compositrice camerounaise pose un regard apaisé sur son parcours :
« Il y a de la cohérence dans mon travail. Je ne me suis pas trahie. Je suis restée authentique. » Depuis ses débuts en 2004, Gaëlle Wondjé avance avec une ligne claire : dire qui elle est, sans travestir sa voix ni ses racines. Une maturité artistique nourrie par l’exigence, la discipline et la quête constante de sens.

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Mukati, l’album-passerelle
Avec Mukati, Gaëlle Wondjé signe une œuvre profondément symbolique.
Balafon, mvet, piano, harmonies jazz : tout s’y emboîte avec élégance. « Ce n’est pas une fusion, c’est une réappropriation. Le jazz est aussi notre patrimoine. »
Elle y relie l’Afrique ancestrale au monde contemporain, les traditions locales aux scènes internationales.

Une mission : relier, transmettre, élever
Choriste, coach vocal, entrepreneure culturelle, présidente d’association, fondatrice de Kamer Jazz Media… Gaëlle Wondjé se vit comme une passeuse.
« Relier les générations, les styles, les cultures… c’est peut-être ma mission. »
À travers ses programmes éducatifs et son engagement pour la jeunesse, elle fait de la transmission un acte artistique à part entière.
Une scène comme une histoire de famille
Pour ce concert-anniversaire, elle a réuni des artistes qui racontent sa vie :
Joys, Dora Decca, Ben Decca, jazzstellation… « Ce sont des liens de fidélité dans le temps. Rien n’est hasard. »
Une célébration où la musique est devenue mémoire.
L’émotion dominante : la joie
« La qualité du public, le respect de la profession… ça donne envie de continuer. »
Gaëlle Wondjé sort de scène portée par une reconnaissance rare : celle qui vient autant du public que des pairs.


Une reconnaissance officielle
En 2025, elle a reçu le Balafon Spécial, consacrant son apport au jazz camerounais et africain. Quand les voix s’élèvent pour la saluer. Boris Bangteke : « Ta voix est une constellation. Tu es une Jazzstellation. » et
Martino Ngallé : « Tu es un exemple de persévérance et d’authenticité. »


Et maintenant ? Le monde comme horizon
« Je ne fais que commencer. La musique peut aider à construire un monde meilleur. » Avec Mukati, Gaëlle Wondjé ne ferme pas un chapitre. Elle en ouvre un autre, vaste, lumineux, universel.
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Diane Laure MISSEKOU





