Clap de fin pour le FESTMAK 2025, qui a refermé sa 10ᵉ édition à Douala dans une ambiance de musique et de fierté culturelle. Plus qu’un simple festival, l’événement a surtout livré un signal : les jeunes s’intéressent au Makossa, et ils s’y engagent pleinement.
Une affluence portée par une jeunesse engagée
Dès les premières soirées jusqu’à la finale, le public a répondu présent, nombreux et attentif. Mais au-delà de l’affluence, c’est la qualité des festivaliers et la présence de la jeunesse qui ont marqué cette édition. Un constat que partage Claudia Dikosso, promotrice du FESTMAK : « Vu seulement le nombre de festivaliers, et surtout la qualité du public, oui, on peut dire que le FESTMAK 2025 était une réussite. Pas totale, parce qu’on veut toujours faire mieux, mais c’était clairement une réussite. »
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Doï la Makossa : la jeunesse au cœur de la transmission
Le moment le plus fort de cette édition reste la finale du concours Doï la Makossa – La Voix du Makossa, véritable baromètre de l’intérêt des jeunes pour ce genre musical longtemps perçu comme réservé aux anciennes générations.
« Je ne pouvais pas imaginer que les jeunes allaient autant s’engager. J’étais vraiment émue de voir des enfants qui aiment le Makossa, qui ont tout donné », confie Claudia Dikosso.

La finale a révélé une gagnante repartie avec 500 000 FCFA et la production d’un single, mais surtout, elle a confirmé l’existence d’une relève solide.
Quand les icônes rencontrent la relève
Autre temps fort salué par la promotrice : la présence et les performances d’artistes emblématiques du Makossa, venus incarner la transmission sur scène.
Épée et Koum, pour leur toute première apparition sur le plateau du FESTMAK, Martino Ngallé, habitué du festival, ou encore Seppo, symbole vivant de cette passerelle entre générations, ont donné une dimension particulière à cette édition. « Seppo incarne exactement cette transmission-là », souligne Claudia Dikosso.



“Dibambé” : le patrimoine comme fil conducteur
Placée sous le thème « Dibambé » (Patrimoine, en langue Duala), l’édition 2025 a assumé un positionnement clair : valoriser le Makossa à sa source, linguistique et culturelle. « Le Makossa a d’abord été créé en Duala. Il est majoritairement chanté en Duala. Promouvoir le patrimoine, c’est aussi promouvoir nos langues », explique la promotrice. Un choix stratégique qui a renforcé l’adhésion des jeunes, invités à s’approprier un héritage tout en le modernisant.
Un enseignement : les jeunes aiment le Makossa
Pour Claudia Dikosso, la leçon de cette édition est sans appel : « Finalement, les jeunes aiment le Makossa. Nous avons fait appel à eux, et ils sont venus nombreux. À nous maintenant de faire les choses proprement pour qu’ils s’y intéressent encore davantage. »
Cap sur l’avenir : concours reconduit et ambition UNESCO
Fort de ce succès, le FESTMAK ne compte pas s’arrêter là. Le concours Doï la Makossa sera reconduit, et un nouveau projet d’envergure est annoncé : l’organisation d’un colloque visant à poser les bases de la reconnaissance du Makossa comme patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. « Aujourd’hui, on est sûrs à 100 % qu’il y a de la relève, et pas n’importe laquelle », conclut Claudia Dikosso.

Le Makossa continue… avec la jeunesse en première ligne
FESTMAK 2025 aura donc confirmé une évidence : le Makossa n’est pas en sursis, il est en mouvement. Et cette dynamique porte désormais un visage clair, celui d’une jeunesse curieuse, engagée et fière de son patrimoine musical.
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Diane Laure MISSEKOU





