En marge du novembre numérique ce mardi 25 novembre 2025, à l’Institut français antenne de Douala, l’artiste numérique camerounais Eric Takukam a dévoilé « Kwiyichouo », une œuvre en réalité augmentée qui interroge la relation entre l’homme, son environnement et le progrès. Face aux professionnels des médias, il a expliqué une démarche centrée sur le patrimoine culturel, l’écologie et la responsabilité collective.

Art numérique et environnement
Eric Takukam situe « Kwiyichouo » au croisement de la technologie et des réalités humaines. Il rappelle que l’évolution industrielle « doit soutenir l’univers », en précisant que « le progrès ne doit pas écraser la nature mais la soutenir ». Selon lui, la réalité augmentée ouvre des possibilités nouvelles : « La réalité augmentée enrichit la création », dit-il, car elle donne une force narrative que les œuvres classiques ne permettent pas toujours. Cette démarche s’inscrit dans son engagement pour la préservation du patrimoine.

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Culture, progrès et responsabilité
L’artiste souligne aussi les difficultés structurelles du secteur culturel au Cameroun. « Il faut que les artistes aient une place », déclare-t-il, évoquant le manque d’espaces d’expression et de soutien. Il estime urgent de moderniser les écoles d’art, car « dans aucune école d’art au Cameroun, on n’enseigne cela ». Ses projets incluent la création de contenus accessibles grâce au numérique afin de rapprocher les citoyens de leur histoire et de favoriser la connaissance du territoire.
Regards du public : patrimoine et identité
Parmi les visiteurs, l’animateur John William’s décrit une œuvre qui met en scène l’impact de l’homme sur son environnement : « On part d’un objet figé qui devient une représentation de l’environnement humain ». Il y voit une lecture des influences « endogènes et exogènes » qui façonnent l’individu.

La journaliste culturelle Caroline Mveng retient quant à elle une articulation entre culture et modernité : « Protéger notre culture n’est pas rejeter le progrès », affirme-t-elle. Pour elle, la réalité augmentée « permet de s’immerger comme si nous étions dans un événement précis », et peut aider à mieux comprendre le patrimoine.

Un art pour reconnecter l’homme à lui-même
Avec « Kwiyichouo« , Takukam invite à une réflexion sur la relation au territoire et à l’autre. « Nous devons revoir notre façon de vivre avec notre environnement », conclut-il. Pour lui, évoluer implique de s’appuyer sur son identité : « On ne peut pas évoluer en oubliant qui on est réellement ».

Yaoundé accueille l’exposition hybride The Speaking skins (Les peaux parleuses).
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William Nlep





