Véronique Nga Mveng Engola plus connue sous le nom de Vérushka est une artiste musicienne camerounaise. Révélée par Star de Demain en 2008, puis propulsée sur le devant de la scène par The Voice Afrique Francophone en 2016 et The Voice France en 2020, Vérushka fait aujourd’hui le point sur sa carrière. Installée en France, maman et professeure de chant, elle revient sur les critiques de certains fans, partage ses moments forts et ses épreuves personnelles, et annonce en exclusivité son nouveau projet musical prévu pour septembre.
Laura Dave Média (LDM): Bonjour Verushka et merci d’accepter de répondre à nos questions.
Verushka: Bonjour Laura Dave Média. C’est moi qui vous remercie.
LDM: Depuis quel pays nous reçois- tu en ce moment ?
Verushka : Actuellement je suis en Bretagne. Je ne vis pas ici. Je suis juste venue pour l’été. Normalement je vis dans une banlieue parisienne.

LDM: Pourquoi avoir choisi de t’installer en France?
Vérushka : Parce que le métier que je fais qui est artiste-musicienne, Auteur-compositrice, interprète a plus d’ouverture en occident. Beaucoup m’ont reproché que le style de musique que je fais ne correspondait pas forcément aux Camerounais. J’ai décidé de rester ici et d’accroître mes chances d’être propulsé sur les meilleures plate-formes après The Voice biensûr.
LDM: Qui est Vérushka au-delà de la scène ?
Vérushka: je suis une fille commune, une maman, une femme au foyer. En dehors de mon métier de musicienne je suis professeure de chant.
LDM: Comment es-tu entrée dans l’univers de la musique ? Est-ce une vocation d’enfance ?
Vérushka : J’ai toujours été très active. Depuis toute petite j’ai toujours été vigoureuse. A l’école, je participais à des kermesses scolaires, des compétitions de chorales. La musique est un appel. J’ai été destinée à faire ce métier.

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LDM: Où est passée Vérushka depuis The Voice France 2020 ?
Vérushka : Je suis là. Ce n’est pas évident de joindre en même temps plusieurs métiers. Je ne vous l’ai dit mais je suis aussi un tout petit peu dans le corps médical en tant qu’agent de service médico-social. Personnellement je ne montre pas tout au monde . Il y a des choses qui sont intimes. Je ne suis plus trop dans le showbiz pas parce que je n’ai pas assez d’ouverture, ni parce que la musique ne me dit plus rien mais parce que je juge qu’il y a plein de choses néfastes dans ce milieu et j’ai pris un peu de distance mais je continue à travailler sur mes projets personnels. J’écris mes propres chansons. Je suis là. Je regarde à distance et je reviendrai bientôt.
LDM : Remontons un petit peu le temps. En 2016 tu fais sensation à la 1ère édition de The Voice Afrique Francophone. Quel est le meilleur et le pire souvenir que tu gardes de cette expérience ?
Vérushka : J’ai tellement de meilleurs moments. Le tout premier c’est lorsque les quatre coachs ont appuyé sur le buzzer lors des auditions à l’aveugle afin de conquérir l’artiste en herbe que j’étais à cette époque. C’était le plus beau moment de l’aventure. C’était une belle récompense de mon dur labeur.
Par rapport aux mauvais souvenirs, je ne pense pas être ressortie avec. Il est vrai qu’à la finale c’était un peu complexe car ce n’était pas en direct et il y a des confidentialités à garder et je ne me dois pas de les exposer même si l’aventure est finie. Et lorsque j’ai su que je n’étais pas la gagnante à la télévision comme tous les autres téléspectateurs, cela m’a brisé le cœur après autant d’efforts fournis. Sauf que j’avais oublié que ce n’est pas forcément celui qui gagne qui excelle dans ce métier. Il n’y a pas de hasard dans la vie. Cet échec m’a poussé à persévérer, à être tenace, et à perdurer dans mon travail pour atteindre mes objectifs et je pense que c’est grâce à mes efforts que j’ai réussi à toucher la production de The Voice France. Je dirais que c’est après l’aventure que j’ai eu le cœur lourd parce que on a perdu trois de nos camarades.
LDM : Quels rapports entretiens-tu aujourd’hui avec Singuila ton ex coach?
Vérushka : La dernière fois que je l’ai vu ça devait être au Cameroun entre 2018 et 2019. Aujourd’hui nous ne sommes plus en contact.
LDM : Après la version Afrique, tu te présentes à The Voice France en 2020. Qu’est-ce qui t’a motivé ?
Vérushka : Je n’ai pas postulé à The Voice France. Après le décès de mon père en 2018, je me suis coupée de tout. J’ai même arrêté de chanter. J’ai fait une crise au point où j’ai failli passer de vie à trépas. C’est ma famille qui m’a remonté en me rappelant que mon père était mon premier fan et qu’il faut que je continue pour lui et c’est là où j’ai renoué avec le métier. Quand j’entre sur mon messenger, je constate qu’il y a trois personnes de la production de The Voice France qui m’ont laissé des messages pour postuler. Je tremblais car je me disais que j’ai loupé une opportunité parce qu’ils avaient laissé des messages depuis 3 semaines. Mais je les ai recontacté, je me suis excusé et je leur ai expliqué ma situation. Ils m’ont dit qu’il ne se fait pas tard et qu’ils me veulent absolument. J’ai été casté via Skype et WhatsApp.

LDM: Quel a été ton moment le plus marquant à The Voice France ?
Vérushka : (rires). J’ai vraiment vécu comme une star d’Hollywood. Les candidats avaient tout un staff. On se sentait protégé et surprotégé. On était logé, nourri, j’ai vu des personnalités dont je rêvais de voir depuis mon enfance. Pascal Obispo, Lara Fabian, Amel Bent, Marc Lavoine qui sont des personnes extraordinaires. C’est vrai qu’on ne les voyait pas tout le temps comme nos coach à The Voice Afrique mais lorsqu’on les voyait, ils nous prodiguaient des conseils qu’on mettait en pratique. Je parlerai aussi de Nikos Aliagas qui est une très belle personne. Même après The Voice nous sommes restés en contact. Il m’a même souhaité à plusieurs reprises un joyeux anniversaire. Il est très très gentil.
LDM : Que réponds-tu aux gens qui pensent que Verushka n’est faite que pour les CONCOURS et non pour une carrière?
Vérushka : Quand j’étais à The Voice France j’ai vu un tas de conneries, ça me blessait mais après j’étais morte de rire parce que je n’arrivais pas à comprendre pourquoi autant de haine de mes propres frères. Au lieu de me donner du soutien et votre amour, tout ce que vous avez trouvé c’est de me donner des balivernes sur les réseaux sociaux. Ce qui me faisait plaisir c’est que même les gens qui n’étaient pas de mon pays, de mon continent, m’encourageaient. J’essaie de chercher de bonnes plateformes pour me faire connaître. Du moment où je passe par des chemins honnêtes , tant que je n’ai pas encore atteint mes objectifs, s’il fallait le refaire, je le referai.
LDM: Quelle place la musique joue-t-elle dans ta reconstruction personnelle ?
Vérushka : la musique c’est ma vie, c’est tout pour moi. C’est Dieu qui m’a donné ce don.
LDM: Ton titre « Rebirth » est-il un cri de cœur ou un témoignage personnel ?
Vérushka : Je dirais les deux. Parce que après le décès de mon père je me suis faite tatouer un Phoenix.
LDM: A quand un concert de Vérushka au Cameroun ? Les fans qui te réclament.
Vérushka : rires. Quand on m’invitera. Peut-être très bientôt je serai au Cameroun. En exclusivité j’annonce à Laura Dave Média que je suis en train de préparer mon projet qui sortira en septembre et je pense que j’aurai le temps de faire la promotion au Cameroun et si on m’invite entre temps, je serai là.

LDM: Présidentielles d’octobre 2025, Vérushka remplira t-elle son devoir citoyen ? Si oui/non, pourquoi ?
Vérushka: Je suis en France, je ne peux pas voter. Tout ce que je souhaite à mon pays c’est la paix. Je n’aime pas parler politique. Je suis chanteuse et c’est ça qui m’importe. Mon devoir de chanteuse c’est d’instruire, d’éduquer parce que l’artiste est une vitrine, un éducateur, un modèle. C’est à ça que j’aspire, à la paix, l’amour. Le Cameroun un, uni et indivisible.
LDM: Un dernier mot ?
Vérushka : Merci à Laura Dave Média et à tous ceux qui aiment ce que je fais.
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Entretien mené par Ève-Pérec N.BEHALAL et Rosy Mireille NANJIP





