La cérémonie d’ouverture du Festival O’Bonejang à Akwa dans la ville de Douala, a marqué le coup d’envoi de cinq jours dédiés à la culture, à la mémoire collective et à l’unité du village Bonejang le 17 décembre 2025. Autorités traditionnelles, personnalités administratives, acteurs culturels et populations se sont réunis autour d’un message : celui d’un peuple debout, uni et tourné vers la transmission de son héritage.
Une cérémonie placée sous le signe de l’unité retrouvée
Prenant la parole pour souhaiter la bienvenue aux nombreuses personnalités présentes, Sa Majesté Brice Bébé Elamè a rappelé la portée symbolique du Festival O’Bonejang placé sous le thème « Visage ancestral». Plus qu’un simple rendez-vous festif, l’événement s’inscrit dans une histoire marquée par des épreuves. « Le festival O’Bonejang n’est pas qu’un simple événement. Il est né d’une épreuve, d’un moment de turbulences qui a failli ébranler l’unité de notre village », a-t-il déclaré devant une assistance attentive.

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Poursuivant son allocution, le chef traditionnel a souligné la résilience de Bonejang face à l’adversité. « Mais grâce à la force des ancêtres, à la bénédiction du Très-Haut et à la solidarité des filles et des fils de Bonejang, notre village s’est relevé », a-t-il affirmé, saluant l’engagement collectif qui a permis de restaurer la cohésion sociale.
Avec solennité et fierté, Sa Majesté a proclamé : « Aujourd’hui je le proclame avec responsabilité et avec fierté, Bonejang est né, Bonejang est debout et Bonejang est indivisible ». Une unité retrouvée qui, selon lui, a donné naissance à des projets porteurs de sens, notamment le devoir de mémoire, la transmission des valeurs et la préservation de l’identité culturelle.

Hommage, danse et ferveur populaire
Dans cet esprit de mémoire, un hommage a été annoncé en l’honneur de Sa Majesté Endene Bebey David, père de l’actuel chef de Bonejang Brice Bébé Elamè, décédé le 8 novembre 2005. « Une cérémonie spéciale lui sera consacrée demain », a précisé le souverain, rappelant l’importance de rendre hommage à ceux qui ont marqué l’histoire du village.
L’émotion a ensuite laissé place à la ferveur avec l’intermède du groupe de jeunes danseurs, dont la prestation d’ambassibé a soulevé la foule. Portée par les rythmes traditionnels, la danse a conquis le public, entraînant même certaines personnalités dans un moment de communion culturelle.

Cinq jours d’activités et un festival lancé
Moment clé de la cérémonie, Tony Nobody, directeur du comité d’organisation, a présenté le programme des cinq jours du festival, articulé autour d’activités culturelles, artistiques et éducatives. Enfin, la coupure symbolique du ruban est venue sceller l’ouverture officielle du Festival O’Bonejang, lançant ainsi cinq jours de célébration au service de la culture et de la mémoire collective.
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Vanelle KENGNE





