Ce jeudi 27 novembre, alors que s’ouvrait officiellement le Douala Music Art Festival (DOMAF) édition 2025, le jazz a repris ses droits du côté de l’Institut Français du Cameroun (IFC). Dès 19 h, un public nombreux, passionné et chaleureux a rempli la salle, prêt à plonger dans une nuit dédiée à la musicalité pure et à l’improvisation maîtrisée. Sur scène, un trio lumineux : Arthur Witkovsky, Kayou Roots et Le Caleb, trois artistes dont les univers se croisent et s’harmonisent dans une beauté rare. Entrée libre, ambiance folle, énergie partagée… le DOMAF Jazz a signé un lancement magistral.
Arthur Witkovsky : la grâce polonaise au cœur du DOMAF
Un virtuose entre modernité et tradition.
Déjà connu du public camerounais pour une première apparition remarquée, le musicien et compositeur polonais Arthur Witkovsky a de nouveau conquis la salle avec une prestation toute nuancée, mêlant précision, sensibilité et un sens aigu du dialogue musical.

Installé derrière son handpan, instrument aux sonorités métalliques et enveloppantes, il a tissé un univers sonore à la fois hypnotique et profond. Chaque frappe, précise et délicate, révélait une maîtrise impressionnante de l’instrument, mêlant sensibilité, rythme et un sens aigu du dialogue musical.
La salle, suspendue à ses gestes, a vécu un moment de pure poésie. Au sortir de scène, très ému, il confie en anglais : « So, I am very happy. I’m grateful. Thank you so much for the meeting on Douala Music Art Festival. Amazing people, amazing place, thank you very much. »
Un message simple mais puissant, qui souligne la connexion instantanée qu’il a ressentie avec son public.
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Kayou Roots : la force d’un multi-instrumentiste en pleine maîtrise
Saxophoniste, flûtiste, arrangeur… un artiste total. Avec son saxophone incandescent et ses envolées de flûte inspirées, Kayou Roots a littéralement électrisé l’audience. Artiste complet, arrangeur et percussionniste, il fait partie de ces musiciens dont la présence scénique impose le respect.

Très touché par l’accueil du public de Douala, il déclare : « Je suis super content d’être venu au DOMAF. Franchement, je n’ai pas de mot pour remercier le public. Un public qui participe quand vous faites de la musique, ça change tout, ça vous donne beaucoup plus de force pour aller plus loin. Grand merci ! ». Une réaction qui en dit long sur l’alchimie rare entre l’artiste et la salle.
Le Caleb : un groove camerounais qui annonce l’avenir
Le jeune talent camerounais Le Caleb a, lui aussi, livré une performance redoutablement efficace, pleine de groove, de chaleur et d’une musicalité déjà très mature. Son passage aura marqué les esprits. À chaud, il confie simplement : « Je viens de faire une très belle prestation pour l’ouverture du festival DOMAF. ». Une phrase courte, mais qui résume un sentiment de fierté bien mérité.

Le DOMAF vu par ses bâtisseurs et ses témoins
À la fin de cette soirée inaugurale, Didier Toko, Directeur du DOMAF a tenu à saluer les musiciens qui ont donné le ton d’une édition prometteuse : « Merci aux artistes, qui par leur générosité parviennent toujours à sublimer, transformer un moment magique en moment exceptionnel et immortel. Le DOMAF a commencé, et nous avons quatre jours ensemble. ». Un message qui laisse présager un festival intense, riche et mémorable.

Le regard de Sylva Ebele, journaliste culturel
Présent dans le public, le journaliste culturel Sylva Ebele n’a pas caché son enthousiasme : « Nous venons d’assister à la scène inaugurale du DOMAF Jazz avec trois musiciens exceptionnels.
Qui n’a pas aimé Caleb et son groove, qui définit l’avenir du jazz camerounais ?
Et la Pologne s’est encore invitée avec Arthur Witkovsky, qui nous a fait découvrir une sonorité magnifique.
Quant à Kayou Roots, pour le DOMAF, c’est une consécration. Le spectacle était magnifique, avec un public qui a joué le jeu. ». Un témoignage vibrant, à l’image de cette soirée inoubliable.

DOMAF Jazz 2025 : une ouverture qui donne le ton
Entre virtuosité, émotions partagées, diversité des univers et communion avec le public, cette soirée d’ouverture aura été une véritable célébration du jazz et de la créativité musicale. Le DOMAF 2025 démarre fort. Très fort. Et si cette première nuit est une indication, les jours à venir s’annoncent tout aussi grandioses.

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Diane Laure MISSEKOU





