Le DOMAF 2025 n’a pas seulement été une célébration de musique et d’arts : il a aussi offert un véritable spectacle visuel lors de son défilé de mode, où les créateurs ont repoussé les limites de l’extravagance. Entre tenues futuristes, silhouettes siamoises et looks totalement déjantés, la scène s’est transformée en laboratoire d’audace. Retour sur les tendances qui ont fait vibrer et parfois… halluciner le public.
Le triomphe du “décalé assumé” : quand le vêtement devient un manifeste
Parmi les passages les plus marquants, un mannequin est apparu vêtu d’un ensemble totalement improbable : costume sombre classique… mais avec une gigantesque moustiquaire montée comme un casque futuriste.
Une pièce qui a déclenché les réactions du public, mêlant éclats de rire, applaudissements et vidéos capturées à la volée.
Ici, la mode n’était plus seulement vêtement, mais provocation artistique.
Un message visible : le DOMAF ose ce que les autres n’osent même pas imaginer.
C’est d’ailleurs dans ce sens que le responsable du pôle mode du festival, Fredy Manyongo confie :
« On a eu 9 créateurs au style varié et également ceux qui ont des créativités assez débordantes, décalées. Le DOMAF milite pour l’écologie, la survie, beaucoup de problèmes que vivent notre société et c’est à travers ce défilé spectaculaire que nous mettons à avant ces problèmes et c’est dans ce sillage que nous travaillons depuis. Nous espérons avoir partagé cette lumière. »

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L’apparition des “vêtements siamois” : deux corps, un look
Dans la tendance la plus conceptuelle de la soirée, le créateur collection les Siamois a introduit l’idée du « siamois fashion« , où deux mannequins partagent une même structure textile.
Une vision qui questionne l’unité, la dépendance, la synchronisation des mouvements… et surtout la manière dont la mode peut symboliser les liens humains.
Cette approche a captivé les spectateurs, donnant une dimension presque théâtrale au défilé.

Explosion de couleurs et matières : l’audace plumée
Autre moment phare : la silhouette flamboyante ornée de plumes rouges, vertes et bleues.
Cette création, portée avec assurance par un mannequin au style afro affirmé, a illuminé le runway.
Associée à des cuissardes rouges vibrantes, la tenue a incarné une tendance forte du DOMAF : le maximalisme libéré.

Dans un monde où beaucoup misent sur la sobriété, le festival rappelle que la couleur reste un puissant langage identitaire.
L’art du “mélange inattendu” : quand la mode raconte des histoires
Une chèvre sur la scène, une moustiquaire transformée en accessoire couture, des matières recyclées, des silhouettes volumineuses…
Ce défilé n’était pas seulement un showcase de vêtements, mais un acte de storytelling visuel, fidèle à l’esprit du DOMAF.

Chaque tenue semblait porter un message social, culturel ou symbolique : sur la survie (moustiquaire revisité), sur l’identité (plumes colorées), sur la communauté (vêtements siamois) et
sur l’environnement (matières recyclées.
La mode devient ici une conversation et un partage de lumière comme l’indique le thème.

Un défilé qui confirme le DOMAF comme incubateur d’avant-garde
Avec des propositions aussi radicales que créatives, le DOMAF impose sa patte dans la mode camerounaise :
celle d’un espace où tout est possible, où le vêtement devient une performance, et où l’esthétique se mêle sans complexe à la provocation artistique.
Un défilé dont on parlera encore longtemps, tant il a repoussé les frontières du conventionnel.
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Vanelle TCHOFFO





