Dans un direct Facebook très suivi diffusé le mardi 16 septembre, l’artiste ivoirien Debordo Leekunfa a déclenché une vive polémique en s’en prenant à Sidiki Diabaté, à propos de son concert annoncé au stade Félix Houphouët-Boigny. Prévu pour le 18 octobre, le spectacle est présenté par le chanteur malien comme un hommage au président ivoirien Alassane Ouattara. Une justification que Debordo rejette en bloc, l’accusant de poursuivre des intérêts purement personnels et politiques.
Interpellation publique : entre loyauté nationale et showbiz
Dans sa sortie virale, Debordo Leekunfa accuse Sidiki Diabaté de calcul politique. « Ce n’est pas un hommage, c’est ton intérêt que tu vises », lance-t-il, tout en lui reprochant une absence de réciprocité patriotique. Selon Debordo, il est paradoxal qu’un artiste malien choisisse de rendre hommage à un président étranger alors qu’il ne l’a jamais fait pour son propre chef d’État. « Ton propre président ne mérite-t-il pas d’être honoré ? », questionne-t-il avec une virulence assumée.


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Silence complice et rancune tenace
Au-delà de la dimension politique, cette sortie est aussi motivée par des blessures personnelles. Debordo évoque un passé douloureux : il dit avoir été publiquement attaqué par des Maliens sur les réseaux sociaux, sans que Sidiki, son « frère » dans la musique, ne prenne sa défense. « Tu n’as pas levé le petit doigt pour moi », rappelle-t-il, amer. Cette rancune vient alimenter la charge virulente qui prend désormais une dimension affective et nationale.
Élections en vue : le timing qui fâche
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Autre point de friction : la date du concert, qui coïncide avec une période électorale en Côte d’Ivoire. Pour Debordo, ce n’est pas une coïncidence. Il y voit une tentative de récupération politique masquée derrière un événement artistique. « Si tu es malin, il faut annuler », conclut-il dans sa vidéo, ajoutant à la tension une forme de défi direct.
Concert ou calcul politique ?
Derrière ce clash très médiatisé se joue un débat plus large sur la sincérité des artistes dans leurs engagements publics, la frontière entre art et politique, et la loyauté envers sa patrie. Tandis que les fans se divisent sur les réseaux sociaux, la balle est désormais dans le camp de Sidiki Diabaté. Maintiendra-t-il son concert en Côte d’Ivoire ou cédera-t-il à la pression d’un confrère et à l’opinion publique ? Une chose est sûre : ce concert ne sera pas comme les autres.

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Vanessa BAHO





