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CULTURE / CINÉMA – Les artisans de l’ombre : dans les coulisses du 7ᵉ art

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Avant que la caméra ne s’allume et que les projecteurs ne brillent, des mains expertes s’activent dans l’ombre. Maquilleurs, scénaristes, producteurs, régisseurs… Ces métiers souvent invisibles constituent pourtant le socle du cinéma africain.
Pour mieux comprendre leur rôle essentiel, Laura Dave Media est allé à leur rencontre, entre plateaux de tournage et confidences en coulisses.

La magie commence en coulisses

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C’est ce que rappelle Passy Ngah, maquilleuse et actrice de cinéma au Cameroun depuis plusieurs années :
« S’il n’y a pas de maquilleur dans votre projet cinématographique, alors il est à moitié boiteux. »
Pour elle, chaque visage à l’écran raconte une histoire. Une cicatrice, des rides, des bleus… rien n’est laissé au hasard. « Le maquilleur raconte une histoire à travers un visage. Tout est pensé pour renforcer l’émotion », conclut-elle avec beaucoup d’émotion.
Avec son pinceau comme une plume, Passy transforme les visages pour raconter des vies. Une performance invisible, mais pourtant essentielle.

 Les artisans de l’ombre : dans les coulisses du 7ᵉ art

Le scénariste : l’architecte de l’émotion

Avant même qu’un acteur ne prenne la parole, il y a un mot. Une idée. Une structure. C’est là qu’intervient le scénariste, celui que l’on ne voit jamais mais qui est à la base de tout.

Serge Alain Noa, scénariste professionnel camerounais, insiste sur l’importance de ce rôle :
« Le scénariste, on ne le voit jamais, mais c’est lui qui est à la base de tout processus pour arriver au film. Sans scénario, on n’a pas de film. »
Et il ajoute, avec un sourire amusé : « C’est même plutôt un avantage pour nous d’être dans l’ombre. En étant inconnu, on peut rentrer partout comme on veut et dégoter les informations facilement. »

Invisible mais omniprésent, le scénariste dicte le rythme du récit, façonne les dialogues, les silences, les émotions… Il est le véritable architecte de l’histoire.

Le réalisateur : capitaine du navire

Si le scénario est la boussole, le réalisateur en est la main qui tient le gouvernail.
Anurin Nwunembom, réalisateur camerounais, en parle avec passion :
« Mon rôle, c’est de donner vie à l’écrit. Je suis là pour faire émerger l’âme du film. »

Il orchestre chaque image, chaque son, chaque lumière, avec une précision méticuleuse. Mais ce rôle, aussi noble soit-il, n’est pas sans tensions.
Entre délais courts, budgets serrés et contraintes de production, il faut souvent faire des choix difficiles :
« J’ai quelquefois des tiraillements avec certains producteurs avec qui je travaille tout simplement parce que je trouve que l’approche du scénario n’apporte pas trop de poids au sujet du film. Donc je me sens obligé souvent d’éliminer soit des personnages, des scènes, et de rajouter de nouvelles scènes… »

Le réalisateur est à la fois chef d’orchestre et artisan du sens. Il transforme une intention en émotion.

Le producteur : l’homme de l’ombre… et des chiffres

Souvent réduit à son rôle de financier, le producteur est en réalité le stratège du projet. Il sélectionne les idées, monte les équipes, sécurise les financements, et veille à la bonne exécution du tournage.

Jean Hubert Nankam, producteur camerounais basé en Côte d’Ivoire, ne cache pas la complexité de sa fonction :
« La casquette de producteur est la plus compliquée. Si j’avais un peu de talent, je ne serais pas producteur. Le producteur n’est qu’un généraliste qui va porter le projet. »
Avec une pointe d’humour mais beaucoup de lucidité, il ajoute : « Vous savez, le producteur, c’est la tête. Quand vous avez une tête pourrie, le corps ne peut pas exister et ce corps ne peut même pas fonctionner.
»

Le producteur, loin d’être en retrait, est la colonne vertébrale du film. Il assure l’équilibre entre vision artistique et réalité économique.

L’Afrique, un vivier de talents invisibles

Le cinéma africain émerge, s’affirme, rayonne. Mais pour qu’il prospère, il faut reconnaître ces professionnels discrets qui, jour après jour, hissent le continent à l’écran.

Des maquilleurs aux ingénieurs du son, tous tissent la toile du rêve. Leur travail, souvent dans l’ombre, est le socle sur lequel repose la lumière du 7ᵉ art.

Applaudir l’invisible

Le rideau tombe, les applaudissements fusent. Sur scène, les acteurs saluent.
Mais en coulisses, dans le silence, d’autres sourient aussi.
Ceux dont le nom apparaît brièvement dans le générique… et que nous ne devons plus oublier.

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Vanessa BAHO

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