L’année 2025 au Cameroun a été marquée par une succession d’événements, allant de la célébration culturelle aux drames sociaux les plus profonds. Laura Dave Media revient sur cinq événements qui ont captivé, divisé et ému les internautes cette année.
Le Phénomène « Viviane » : Prince Aimé et la solidarité nationale
C’est sans doute le « feel good buzz » de l’année. Le titre culte « Viviane » de Prince Aimé, sorti initialement en 2004, a connu une seconde vie spectaculaire en 2025. Tout a commencé en fin 2024 par une vague de reprises, dont celle, très remarquée, de l’Ivoirien Debordo Leekunfa.
Sous l’impulsion du rappeur Maahlox Le Vibeur, un remix national est organisé pour soutenir l’artiste Prince Aimé, qui vivait alors dans l’indigence. Ce mouvement a mobilisé des millions d’internautes et de nombreux artistes, permettant de transformer la vie de ce chanteur non-voyant. En janvier 2025, le succès s’est concrétisé par des dons massifs et une réhabilitation médiatique qui a prouvé que la toile camerounaise pouvait s’unir pour une cause noble.

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Le courage de Lady Ponce face aux épreuves personnelles et matérielles
Le mois d’avril 2025 est marqué par un événement tragique pour la culture camerounaise. Le 3 avril, un incendie réduit en cendres La Planète Ponce, le célèbre cabaret de l’artiste Lady Ponce situé à Yaoundé. Au-delà de cette perte matérielle, l’icône du Bikutsi a occupé l’espace médiatique à travers des confidences sur sa vie privée.
Elle est revenue sur les trahisons de son passé, qualifiant notamment son précédent mariage de plus grande erreur de son existence. Sa résilience face au sinistre et sa nouvelle sérénité amoureuse, bien que protégée des regards, ont suscité une immense vague d’empathie sur les réseaux sociaux.

Le drame national du petit Mathis et la soif de justice
L’une des actualités les plus sombres de l’année a éclaté le 9 mai 2025 avec l’assassinat du jeune Mathis, âgé de seulement 6 ans. Ce crime commis par un voisin nommé Dagobert Nwafo, père de l’artiste Lydol a glacé le sang de tout un pays.
Le déroulement de l’affaire a connu des tensions durant les mois de juin et juillet 2025, notamment lorsque le suspect a tenté d’expliquer son acte par un état d’ébriété. La pression numérique, portée par des plateformes comme Laura Dave Media, a été déterminante pour empêcher que l’affaire ne soit classée, transformant ce fait divers en un symbole national de la lutte pour la protection des enfants.


La confrontation médiatique entre Maahlox et Kocee
Le secteur du divertissement a vibré au mois de mai au rythme d’un clash frontal entre deux générations du rap camerounais. Le jeune artiste Kocee a lancé les hostilités avec le titre « Obili Bandit« , une attaque contre Maahlox Le Vibeur. La réponse de ce dernier ne s’est pas fait attendre, déclenchant une guerre de mots et de vidéos lives qui a divisé la toile en deux camps. Ce duel a servi de révélateur aux tensions existantes entre les gardiens du temple du rap et la nouvelle vague montante, animant les débats culturels pendant une grande partie de l’année.

Le scandale Saint Denis Atango
L’année s’est poursuivi dans l’indignation générale avec l’affaire de l’artiste Saint Denis Atango, qui a éclaté au mois de mai. Ce dossier de mœurs impliquant des accusations de relations incestueuses d’un père envers sa propre fille a provoqué une onde de choc sans précédent. La viralité des témoignages et la gravité des faits dénoncés ont poussé la société civile à sortir de son silence sur ces questions sensibles. Cette actualité de l’année 2025 a mis en lumière l’urgence de réformer la protection des victimes au sein de la cellule familiale.

En définitive, l’année 2025 aura montré la puissance croissante de l’opinion publique numérique au Cameroun. Si les clashs entre artistes continuent de divertir, ce sont les questions de justice sociale, de solidarité envers les icônes oubliées et de protection de l’enfance qui ont le plus profondément marqué les esprits. À travers ces cinq dossiers, la toile camerounaise a affirmé son rôle de tribunal populaire mais aussi de levier de changement, laissant présager une année 2026 où la responsabilité numérique sera au centre des enjeux.
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Ève-Pérec N.BEHALAL





