Douala se prépare à vivre une transformation artistique. En prélude au prestigieux Douala Music Art Festival (DOMAF) 2025, la ville accueille la toute première édition de BE TCHAKALA, un festival dédié au graffiti et à la peinture murale, du 19 au 23 novembre.
Interrogé par Laura Dave Media, l’artiste visuel, dessinateur, illustrateur et animateur 2D, PA’AKA DJEUTANE JOB WILSON, plus connu sous le nom de « Le Jobiste« , a partagé la vision et les ambitions de cet événement prometteur.

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Une fresque urbaine pour raconter Douala
L’initiative BE TCHAKALA est un pari audacieux : regrouper artistes peintres et numériques pour métamorphoser des murs dans divers quartiers de Douala. L’objectif : « leur donner une vie, raconter une histoire, raconter l’histoire de Douala, » explique Le Jobiste.
Ce festival de graffiti, qui se tient pour la toute première fois, est conçu comme un tremplin. « C’est une première et nous voulons lancer ce festival pour qu’au fur et à mesure ça puisse grandir », notamment en parallèle de l’évolution du DOMAF.
« TCHAKALA » : L’expression de l’enfance et de la création pure
L’appellation Tchakala a de quoi surprendre, car dans le langage courant, ce terme est souvent associé à ce qui est « gâté » ou mal fait. L’artiste dévoile l’origine de ce choix, trouvé par un de ses collègues, Guyam.
Le Jobiste souligne que le nom renvoie à l’innocence créative. « Vous savez qu’on était tout jeune lorsqu’on faisait des petits dessins sur un papier à l’école primaire et même au jardin, les enfants appelaient souvent ça bichakala. Donc bitchakala c’est nous-même. C’est ce que nous voulons exprimer sur les murs. »

L’art du graffiti et de la peinture murale est perçu par les participants comme une exutoire, une manière d’exprimer son essence propre sur la toile urbaine. « C’est ce qui ressort de nous-même quoi. Et voilà on le présente sur le mur, on le plaque sur le mur, on fait notre bichakala sur le mur quoi, » affirme Pa’Aka Job Wilson.
Au programme : dessins, peintures et écritures
Du 19 au 23 novembre, les murs des quartiers de Douala vont devenir des galeries à ciel ouvert. L’événement mettra en avant « beaucoup plus des dessins, des peintures », agrémentés d’écritures, fusionnant ainsi l’illustration et le message.
BE TCHAKALA s’annonce comme un moment fort de l’expression artistique juvénile et professionnelle, visant à embellir la ville et à inscrire son histoire sur ses propres murs, ouvrant magnifiquement la voie à l’édition 2025 du DOMAF.

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Ève-Pérec N.BEHALAL





