À quelques jours du lancement du Douala Music Art Festival, l’une de ses articulations majeures, « Be Tchakala », a pris son envol ce 19 novembre 2025. La rédaction de Laura Dave Media est allée au à la rencontre des acteurs concernés pour recueillir la parole de ceux qui donnent vie à cette édition dédiée au graffiti et à la peinture murale. Entre passion, engagement et défis quotidiens, les artistes racontent leur mission.
Une sélection d’artistes engagés
Pour Pa’aka Job Wilson, alias LeJobist chef de pôle de cette première édition des « Be Tchakala« , la force du projet tient avant tout à la diversité des talents mobilisés. Il explique : « nous avons une vingtaine d’artistes dont 18 déjà prêts à commencer le travail ». Selon lui, la sélection est le résultat d’un long processus mêlant collaborations antérieures, appels à candidatures et repérage des artistes capables: « d’apporter leurs pierres à l’édifice ». Il insiste sur l’importance de retenir des créateurs dont le travail a marqué l’année, soulignant : « ce qui m’intéresse, c’est ce que l’artiste produit ».

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Une voix féminine qui défend la liberté
Seule femme du projet, Estelle Tinie Ahoume vit sa sélection comme un symbole : « Je me sens très honorée d’avoir été choisie comme la seule femme du projet », confie-t-elle. Son travail porte une mission celle de défendre la femme, sa place et sa liberté. Ses œuvres mettent en lumière les combats féminins sans chercher l’opposition : « On me dit souvent que je crée une bataille entre l’homme et la femme, mais ce n’est absolument pas ça. Chacun a sa place, et je veux que la femme retrouve la sienne ». Installée dans le quartier bepanda, elle entend porter haut cette cause à travers chaque mur qu’elle va transformer.

Un repérage difficile, mais une vision assumée
Artiste visuel et muraliste, Beks Christo a piloté le repérage des murs et proposé une partie des artistes. Une tâche complexe, menée: « du porte-à-porte » pour convaincre les propriétaires. Certains ont accepté: « sans vouloir comprendre le fond du projet », « séduits par l’initiative, tandis que d’autres ont exigé une rémunération ou changé d’avis au dernier moment.» Malgré ces obstacles, il rappelle que le projet reste une première historique à Douala : « C’est un nouveau-né, même si on a deux ou trois artistes venant d’autres villes avec lesquelles nous avons déjà collaboré ». Pour lui, ces fresques sont avant tout des œuvres « qui contribuent à l’éveil du quartier ».

Betchakala, un souffle nouveau pour Douala
En prélude au DOMAF 2025, « Be Tchakala » confirme son ambition qui est : embellir la ville, éduquer les quartiers et révéler des artistes capables de transformer l’espace urbain. Entre détermination, créativité et sens social, les peintres mobilisés entendent donner un nouveau visage aux quartiers ciblés. Une dynamique forte d’une édition 2025 haute en couleurs et en émotions.
« Be Tchakala », l’art du Graffiti redéfinit les murs de Douala avant le DOMAF 2025.
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William Nlep





