Trois semaines après l’accident survenu le 1er décembre 2025 impliquant le véhicule de l’humoriste Fingon Tralala au quartier Logbessou, l’heure est au bilan pour les personnes impactées. Contactées ce lundi 22 décembre 2025 par notre rédaction, Béatrice Masseno et Adoumou Godelive ont accepté de s’exprimer sur leur situation.

Béatrice Masseno : Un commerce géré par les enfants
À 50 ans, Béatrice Masseno, vendeuse, installée au quartier PK13, porte toujours les marques physiques de l’incident. Si l’activité commerciale a repris sur son site, elle précise que son état de santé ne lui permet pas encore d’être pleinement opérationnelle :
« J’ai relancé mon commerce mais c’est les enfants qui vendent. Moi ça va un peu, un peu seulement. Je ne me sens pas encore très bien. Je suis toujours sous traitement. J’ai eu une fracture au pied. »


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Interrogée sur le suivi effectué par l’artiste depuis son passage le 2 décembre dernier, elle fait état d’une interruption dans les échanges :
« Il nous avait quand même appelés. Après ça, il a donné un numéro. On devait l’appeler. Depuis là, on appelle. Ça ne passe pas. Ça ne passe pas. »
Adoumou Godelive, des complications médicales signalées
Pour Adoumou Godelive, le parcours de soins se poursuit avec de nouveaux diagnostics. Elle explique avoir dû consulter dans une autre structure hospitalière pour des examens complémentaires au niveau de son tibia :
« Toujours pas complètement guérie. J’ai changé l’hôpital. Au niveau du tibia, on devait faire la suture que je n’ai pas encore faite. C’est dans ce nouvel hôpital qu’on découvre qu’il y avait un petit morceau de fer dans mon tibia et ils m’ont renvoyée encore à l’hôpital pour faire la radio. »
Faute de capacité physique et de ressources financières, elle indique ne pas avoir pu relancer son activité génératrice de revenus :
« Je vous dis que je ne parviens même pas à marcher. Même le fond de commerce, je n’en ai pas. (L’artiste), je ne l’ai plus jamais vu. Je le supplie. Toutes les dépenses c’est ma famille. Ma famille qui dépense. »

Le suivi de ce dossier met en lumière une situation sanitaire encore fragile pour les victimes de l’accident de Logbessou. Si les premiers contacts avaient laissé espérer un accompagnement fluide, les témoignages recueillis ce 22 décembre indiquent des difficultés de liaison avec l’artiste et une prise en charge médicale qui repose, à ce jour, sur les familles des blessées.


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Ève-Pérec N.BEHALAL





