Vendredi soir dernier, la scène hip-hop du DOMAF Bépanda a accueilli Aboubakar Sidik Bouba, alias Abou Digital. À 46 ans, le rappeur, l’un des plus anciens à monter sur cette scène, a ouvert la soirée avec un look simple mais marquant : haut blanc, foulard noué sur la tête et pantalon militaire.
Dès ses premiers pas, il a imposé l’énergie qui le caractérise. Sa prestation, mêlant titres phares et vigueur scénique, a rappelé son expérience. Après son show, il confie : « La sensibilisation est déjà passée vu qu’on a déporté la culture hip-hop de là où ça a l’habitude de se faire pour ici. Je crois que le public c’est un public un peu froid mais avec le temps je pense que tout va se passer dans la paix, la sérénité et l’ordre. »

Il revient également sur un moment marquant : « Abou Digital, tout le monde sait que c’est le rap énergie. Avec l’énergie une fois, dès que j’ai touché le micro, il y a eu délestage. Ça veut dire beaucoup de choses. »
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Malgré une ambiance timide au début, l’artiste a su capter l’attention. « Le public de Bépanda, je pense qu’avec le temps tout va aller pour le moment on est encore en train de les sensibiliser. »
Rappeur depuis plus de vingt ans, mais également tailleur, brodeur, bijoutier, infographe, maître-nageur et moniteur de conduite, Abou Digital incarne une polyvalence rare. Artiste indépendant depuis 2020, il prépare un nouveau projet : « Le dernier projet, ça va sortir soit en décembre, soit en 2026. J’ai écrit un son qui parle de la réalité des Camerounais. Le titre est une vérité parmi tant d’autres. »

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Pour lui, le DOMAF est un tremplin et une vitrine. Il multiplie les scènes africaines : « Je dois me retrouver au Tchad pour le festival Garry également et je viens de rentrer de urban actes 5 en Centrafrique. La timidité du DOMAF, ce soir, je l’ai ressentie… mais je sais qu’avec le temps, elle va disparaître. »
Abou Digital reste une voix authentique du hip-hop camerounais, prouvant qu’expérience et constance peuvent encore créer la surprise.
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Diane Laure MISSEKOU





